"Affaires de femmes" dans "Faites entrer l'accusé" sur France 2

Publié le 16 Mars 2014

"Affaires de femmes" dans "Faites entrer l'accusé" sur France 2

Ce dimanche à 22h35, Frédréique Lantieri présenta sur France 2 un nouvel épisode inédit de « Faites entrer l’accusé » qui aura pour thème « Affaires de femmes ».

Lorsqu’elle ouvre ses volets, ce 8 février 2003, une habitante de Coulogne, dans le Pas de Calais, a une bien mauvaise surprise. Sa voisine, Monique Lejeune, est étendue devant chez elle, sur les dalles du chemin qui mène à son pavillon. Aussitôt prévenus, les policiers constatent que la victime a été massacrée. Monique Lejeune a reçu 58 coups de couteau ! Certains ont presque traversé le corps. Son agresseur ne lui a laissé aucune chance : il a frappé au cœur et aux poumons à de nombreuses reprises.

Dans l’entourage de Monique Lejeune, c’est la stupéfaction. Cette femme forte et courageuse n’avait aucun ennemi. Mère de trois garçons, elle s’était remariée avec Claude Lejeune, lui-même père de trois grandes filles. D’après ses proches, Monique était devenue le pilier de cette famille recomposée. Mais peu à peu l’apparente cohésion de la famille Lejeune se fissure... Au fil de leur enquête, les policiers apprennent que Monique ne s’entendait pas bien avec Béatrice Matis, l’ex-femme de Claude Lejeune. Entre les deux matriarches, le contact était même rompu. Alors, qu’est venue faire Béatrice Matis, chez Monique, le soir du meurtre ? Vers 19h 30 ?... Et surtout, pourquoi retrouve-t-on son ADN sous les ongles de la victime ? Comme si celle-ci avait tenté de se défendre en griffant son adversaire ?...

Béatrice Matis s’explique et sa défense monte au créneau : comment aurait-elle pu venir à bout d’une femme aussi costaud et aussi combattive que Monique Lejeune, quand elle même mesure à peine 1m 55 ?.... D’ailleurs, les policiers ne cherchent-ils pas un homme fort-à-bras, depuis le début de l’enquête ? Et le scellé d’un pantalon d’homme n’a-t-il pas disparu ? Sans compter que les enquêteurs n’ont jamais retrouvé le propriétaire d’un bouton qui baignait dans le sang de la victime...

Devant les Assises, les jurés suivent la démonstration de la défense et acquittent Béatrice Matis. Mais le répit n’est que de courte durée pour elle et ses filles, car le parquet fait appel... Et l’affaire Matis bascule.

Crédit photo : Jean Pimentel / FTV

Rédigé par Sarah

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