Allocs, sécu, retraites : le régime français est-il condamné dans Capital sur M6

Publié le 11 Mai 2014

Allocs, sécu, retraites : le régime français est-il condamné dans Capital sur M6

Ce soir à 20h45, M6 proposera Capital présenté par Thomas Sotto qui aura pour sujet Allocs, sécu, retraites : le régime français est-il condamné ?

Bien sûr en ces temps de crise, le modèle social français, l'un des plus généreux au monde, est un bon filet de sécurité pour les plus fragiles. Mais alors que les finances de l'État sont en berne, peut-on encore se permettre de dépenser chaque année 600 milliards d'euros dans les régimes sociaux ? L'assurance-maladie, l'Unedic, les caisses d'allocations familiales et les régimes de retraites ne sont-ils pas parfois trop généreux ? Une générosité qui peut s'accompagner d'abus et de gaspillages. Capital a mené l'enquête.

Au chômage à 6 000 euros !
Si, en moyenne en France, un chômeur touche 1 100 euros par mois, l'indemnité peut monter jusqu'à 6 100 euros net pour ceux qui avaient les plus gros salaires. Ce niveau de revenus pour un chômeur est un record européen. Même si ces chômeurs, qui occupaient des postes de haut niveau, ont beaucoup cotisé à l'assurance-chômage quand ils étaient actifs, il n'en reste pas moins que ce montant élevé d'indemnisation n'encourage pas forcément à la reprise rapide d'un travail. Certains en profitent même pour prendre de grandes vacances… Plus grave, le système est souvent détourné par des employeurs qui se débarrassent ainsi de leurs seniors qui toucheront un chômage généreux pendant plusieurs années en attendant la retraite.

Allocs logement : une aubaine pour les marchands de sommeil
C'est l'une des aides sociales les plus répandues. Un foyer sur cinq touche des aides au logement versées par les caisses d'allocations familiales. Cela représente 16 milliards d'euros par an. Si cette manne est nécessaire pour beaucoup de familles, elle est parfois versée sans discernement. En raison d'erreurs de calcul, il arrive que des CAF versent une somme supérieure au loyer. Et ces sommes indues ne sont pas récupérées par l'administration. Bien pire, faute de contrôler l'état des logements, des allocations sont versées pour des habitations insalubres. Et les propriétaires de ces taudis hors la loi s'enrichissent grâce à cet argent public.

Les largesses de l'assurance-maladie
C'est l'une des priorités du nouveau gouvernement : trouver 10 milliards d'euros d'économies sur l'assurance-maladie. Car, même si divers remboursements ont déjà été rognés, notre système de santé reste très généreux. Par exemple l'ambulance ou le taxi pour aller chez le kiné ou au laboratoire d'analyses sont facilement prescrits. Cela fait les bonnes affaires des entreprises de transport, moins de l'assurance-maladie qui pourrait économiser 450 millions d'euros ! Et malgré la mauvaise image des urgences, l'hôpital « à la française » reste très confortable. On y reste souvent beaucoup trop longtemps après une opération alors qu'on pourrait sortir plus vite grâce au développement de la chirurgie ambulatoire. Il y aurait 5 milliards d'euros d'économies à la clé !

Retraites : les coûteux privilèges des régimes spéciaux
En France, c'est un peu la retraite à deux vitesses. La grande majorité des salariés du privé la prend autour de 60 ans avec une pension calculée sur les 25 meilleures années. Mais il y a des privilégiés qui peuvent partir plus tôt et parfois avec des conditions financières très avantageuses. Ils sont militaires ou travaillent chez EDF, à la SNCF ou à la RATP. Ils relèvent de ce qu'on appelle les régimes spéciaux. Des avantages qui ne sont pas toujours très justifiés mais qui nous coûtent très chers. Et le comble, c'est que les députés et sénateurs censés les réformer ont eux-mêmes des retraites sur mesure !

Crédit photo : Xavier Popy / M6

Rédigé par Sarah

Publié dans #Capital, #M6

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