"Love Hotel" dans Infrarouge ce soir sur France 2

Publié le 20 Mai 2014

"Love Hotel" dans Infrarouge ce soir sur France 2

Dans le cadre de sa case documentaire "Infrarouge", France 2 diffusera ce soir à 23h40 « Love Hotel », un film réalisé par Phil Cox, co-réalisé par Hikaru Todaréalisé par Amal Mogaïzel.

Les Love hotels japonais sont de vrais labyrinthes fréquentés par des personnes qui savent que leurs secrets les plus intimes y seront bien gardés. Le Angelo Hotel à Osaka est un Love hotel ; ce n'est pas une maison close, mais dans cette société conformiste, c'est un des rares endroits où chacun peut, en compagnie d'une épouse, d'un amant, d'un partenaire ou seul - laisser libre cours à ses fantasmes et, sans se préoccuper du jugement d'autrui, "être" qui il veut et "aimer" comme il l'entend.

Le film Love hotel suit des habitants ordinaires d'Osaka dans l'intimité d'une chambre de Love hotel et dans leur vie quotidienne à l'extérieur. En franchissant la frontière entre ces deux mondes, le film révèle les tensions entre vie publique et vie privée, fantasme et réalité.Les personnes que nous suivons sont un couple marié, une infirmière, des avocats, une dominatrice et un retraité. Ils ne se connaissent pas mais tous fréquentent le Love Hotel qui leur garantit l'anonymat. Leur point commun, c'est ce même désir d'aimer et d'être aimé. Qu'il s'agisse de scènes de conversations, d'amour physique ou de jeux érotiques, le registre passe du tragique au tendre, du banal à l'érotique et au comique dans des décors incroyables, comme par exemple SM ou jungle, des chambres thématiques de l'hôtel.

L'homme qui veille sur les moindres besoins des clients de l'hôtel est son manager, Tomokazu Ozawa. Aujourd'hui, Tomokazu se bat pour éviter que les dernières chambres à thème de son établissement ne soient standardisées par le groupe hôtelier qui a racheté l'hôtel et qui ne pense qu'au profit, ou ne soient fermées sous la pression de groupes politiques conservateurs. Tomokazu et son personnel vieillissant - la plupart des employés sont proches des 80 ans - arpentent sans relâche les couloirs sombres et surveillent leurs écrans de contrôle. Au quotidien, ils se battent pour faire tourner leur hôtel sous peine de perdre leur emploi. Même derrière les portes du Love hotel, la société conservatrice et capitaliste impose ses règles et menace même les rêves d'évasion et les fantasmes.

Rédigé par Fabien

Publié dans #Infrarouge

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