ARTE nous raconte ce soir l'Histoire du patronat de 1950 à nos jour

Publié le 7 Octobre 2014

ARTE nous raconte ce soir l'Histoire du patronat de 1950 à nos jour

Ce mardi à 20h50, ARTE diffusera « Des patrons et des hommes », un documentaire inédit en deux parties de Jean-Michel Meurice, Benoît Collombat et David Servenay.

Comment est-on passé du capitalisme familial au néo-libéralisme financier et aux patrons surpuissants ? Soixante ans d’une mutation vertigineuse vue des coulisses. Les secrets d’une économie mondialisée.

PREMIÈRE PARTIE : 1950-1980
C’est l’histoire d’un glissement inexorable vers l’économie de marché. En 1950, le plan Schuman ouvre les frontières et construit l’Europe. Tandis que le pays amorce un passage progressif d’une économie rurale à une industrialisation intense, la concurrence s’impose à tous. La France reste une «économie administrée», mais ses dirigeants comprennent qu’il faut exporter et attaquer les Etats-Unis sur le plan commercial. Le film décrit les mécanismes qui se mettent en action dans les plus hautes sphères du pouvoir grâce aux témoignages inédits d’hommes politiques, de conseillers et de grands industriels. Il montre l’émergence d’une nouvelle race de patrons plus puissants, comme Marcel Dassault, qui n’hésitent pas à financer la vie politique sous le manteau. Pourtant, si la France est en plein essor, elle prend du retard sur une Allemagne renaissante qui compte vite dix ans d’avance en termes de productivité. Etablissant un parallèle entre les politiques industrielles de deux voisins, cette première partie permet de comprendre pourquoi la France n’était pas la mieux armée pour faire face aux chocs pétroliers des années 70.

DEUXIÈME PARTIE : 1980-2014
En 1981, l’élection de François Mitterrand fait naître de nombreux espoirs d’avancées sociales. Mais deux ans plus tard, la France déchante. Le gouvernement s’aperçoit que «les caisses sont vides» et met en place un plan de rigueur. «On a quitté le socialisme à ce moment-là» commentent les déçus du président. En 1986, l’Acte Unique déréglemente l’économie française et libéralise les mouvements de capitaux. Cette deuxième partie du film dresse le constat d’une financiarisation croissante de l’économie et en détaille les étapes. «La gauche a réconcilié la France avec le profit et l’argent» s’exclament les tenants de la nouvelle doxa néolibérale. Les patrons suivent le modèle anglo-saxon de Reagan ou Thatcher et leurs actionnaires ont de plus en plus de poids. De Jean-Pierre Chevènement à Antoine Gaudino, les nombreux témoins pointent les dérives liées à cette victoire du tout-marché : corruption collective et pénétration des hautes sphères du pouvoir par les intérêts privés.

Rédigé par LZDP

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