Elles étaient en guerre (1914-1918) et Quand la Grande Guerre rend fou, documentaires inédits sur France 3

Publié le 13 Octobre 2014

Elles étaient en guerre (1914-1918) et Quand la Grande Guerre rend fou, documentaires inédits sur France 3

Ce soir France 3 proposera deux documentaires inédits à 20h45 « Elles étaient en guerre (1914-1918)" et "Quand la Grande Guerre rend fou ».

Elles étaient en guerre (1914-1918), un film de Fabien Béziat et Hugues Nancy avec la voix de Nathalie Baye.
Pour la première fois, en 94 minutes d’archives colorisées, ce film révèle le rôle décisif que les femmes ont joué hors des tranchées pendant ces quatre années de conflits meurtriers.
Et si la guerre n’était pas seulement une affaire d’hommes ?
Et si on racontait la grande guerre, ses traumatismes, ses ravages, sa folie, à travers l’histoire de celles qui l’ont vécue ?

Quand la Grande Guerre rend fou, un documentaire écrit par Jean-Yves Le Naour.
Ce documentaire est un véritable choc qui dès les premières minutes, montre des archives suffocantes...
Ils ne sont pas morts et pourtant ils ne sont jamais rentrés du front. Confrontés au spectacle quotidien de l'horreur, certains poilus ne se sont jamais remis de cette épreuve. Ils ont été retrouvés sur le front, errant hagards ou hurlant sans raison apparente.
Baptiste Deschamps fut de ceux-là. Dès septembre 1914, après un bombardement, il est retrouvé plié en deux, ne pouvant plus se tenir droit ni marcher correctement. Ramené à l’arrière, il est alors baladé d’hôpitaux en hôpitaux, ausculté, étudié, afin d’être guéri d’un mal que les médecins persistent à considérer comme uniquement physique.
A l’époque beaucoup de médecins ne savent à peu près rien des maladies mentales et encore moins les traiter ! Sur Baptiste Deschamps comme sur des milliers d’autres soldat, on essaie alors la méthode douce, le repos, les massages, les exercices etc, mais c’est bien long... et l’armée à tant besoin de ces hommes ! Quant à la psychanalyse, science « austro-boche » qui en est encore à ses balbutiements, elle est très mal vue. Peu importe si, outre-Rhin, un certain Freud déclare que seule la guerre peut expliquer ces névroses nouvelles. Mais n'est-il pas autrichien ? Et la folie n'est-elle pas dans le camp des Allemands ?

Rédigé par Sarah

Publié dans #France 3

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