"Simone Veil, l'instinct de vie" dans "Un jour, une histoire" ce soir sur France 2

Publié le 28 Octobre 2014

Laurent Delahousse (Crédit photo : Benjamin Decoin / France 2)

Laurent Delahousse (Crédit photo : Benjamin Decoin / France 2)

La collection documentaire "Un jour / Une histoire" proposée et présentée par Laurent Delahousse propose ce mardi à 20h50 sur France 2 un nouveau numéro inédit : "Simone Veil, l'instinct de vie", un film de Laurent Delahousse, Sarah Briand, Frédéric Martin et Alexis Guillot. Laurent Allen-Caron.

Née à Nice en 1927, son enfance est marquée très tôt par la tragédie. Déportée à Auschwitz à l’âge de 16 ans avec sa mère et sa sœur, elle fera de l’épreuve de la Shoah une force supplémentaire. Et la perte de sa mère comptera beaucoup dans ses combats de femme.

Sensible à toute forme d’humiliation, elle étudiera le droit, deviendra magistrate et visitera de nombreuses prisons de France afin de dénoncer les manques de l’Administration pénitentiaire à une époque où peu de femmes occupaient de tels postes. Elle se fera très vite remarquer et deviendra malgré elle ministre du premier gouvernement Giscard en 74, lui qui avait promis un vent nouveau de réformes dans une France vieillissante. Elle est alors désignée pour mener le combat de la loi pour l’IVG. Elle le fera avec force et conviction, mais victime de nombreuses attaques personnelles, elle en ressortira profondément blessée. C’est à ce moment-là que les Français découvrent que derrière cette femme souriante et populaire, à l’allure bourgeoise, se cache une femme capable de colère, encore hantée par l’épreuve des camps.

Elle en fera une force, là encore, en luttant pour la paix en Europe, son autre combat. Remportant avec brio les élections européennes de 1979, elle devient la première présidente du Parlement européen. Soucieuse que les jeunes générations n’oublient jamais ce qu’elle a vécu, et ne transigeant sur rien, elle n’a ensuite de cesse de vouloir témoigner de l’horreur nazie, s’opposant violemment dans les années 80 à certains membres du Front National qui l’attaquent sur cette période de l’Histoire.

N’ayant jamais voulu appartenir à aucun parti, cette femme libre s’est construite une autre vie en dehors de la vie publique. Malgré les honneurs, les plus hautes distinctions comme son entrée à l’Académie française en 2010, sa plus grande fierté reste aujourd’hui sa famille, elle qui est rentrée de déportation orpheline.

Et c’est sans doute en la voyant au milieu de ses enfants et petits-enfants, dans des moments familiaux intimes que l’on comprend vraiment qui se cache derrière Simone Veil.

Rédigé par LZDP

Publié dans #1J1U, #France 2

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jcbo 30/10/2014 23:51

magnifique émission, Mme Simone Weil aurait dû être notre présidente de la république en 1980, la France ne serait pas dans cet état, si elle avait été à la tête de la France, C une personne admirable.
Quelle classe, quel courage, C'est une personne exceptionnelle.