Attaque meurtrière à Charlie Hebdo - Régis Mailhot, Bernard Debré et Marine Le Pen réagissent sur RTL

Publié le 7 Janvier 2015

Attaque meurtrière à Charlie Hebdo - Régis Mailhot, Bernard Debré et Marine Le Pen réagissent sur RTL

Après l’attaque meurtrière ce mercredi dans les locaux du journal Charlie Hebdo dans le 11ème Arrondissement de Paris, Régis Mailhot a réagi sur RTL au micro de Christelle Rebière et Vincent Parizot :

Christelle Rebière : "Regis vous n'avez plus envie de rire car tous ces gens sont vos amis ?"
Régis Mailhot : "Fini de rire, oui… ce sont des amis, des camarades, des confrères, ce sont des satiristes, ce sont des artistes. Ce sont avant tout des artistes des caricaturistes donc leur métier c'est le nôtre celui d'être des libres penseurs et s'attaquer à ce symbole c'est pire que tout. Si en démocratie le silence devient la plus raisonnable des opinions autant vivre en dictature … C'est atroce, l'acte est atroce , mais pourquoi s'attaquer à des gens qui sont là uniquement pour faire vivre le côté intrinsèque du Siècle des Lumières , c'est la liberté de parole la liberté d'expression c'est notre ADN pour employer une expression à la mode…"

Vincent Parizot: "Régis vous les connaissez ces journalistes de Charlie Hebdo , vous faites le même métier qu'eux , vous l'avez dit, est-ce qu'ils savaient qu'il y avait des risques , certains étaient placés sous protection policière depuis plusieurs années ?"
Régis Mailhot : "Oui Charb était placé depuis longtemps sous protection suite aux publications des caricatures, il se savait forcement en danger. Il revendiquait sa liberté, on l'avait reçu avec nos camarades de la revue de presse de Paris Première parce qu'on voulait soutenir Charlie des difficultés financières et il était arrivé avec ses gardes du corps mais ça l'empêchait pas de vivre, c'était d'abord sa liberté. C'est pas un journal comme les autres Charlie , ça fait partie de cette vrai tradition de la caricature de la libre pensée . Je pense que la bêtise a encore gagné".

Le Député Bernard Debré a également réagi sur RTL :
"Une tristesse, une fureur absolue devant cette horreur. C'est un attentat, on le sait bien, un attentat terroriste. Il est planifié, organisé. C'est un attentat contre la presse et donc contre la démocratie quel que soit le journal. Si on en est maintenant à tuer des journalistes quel qu'ils soient, c'est absolument épouvantable. Ces islamistes sont des dangereux personnages, des sanguinaires. Il faut qu'il y ait une union nationale et une solidarité. Ce n'est plus le moment de se critiquer les uns et les autres. Soyons tous unis les uns avec les autres pour lutter contre ces terroristes. C'est terrifiant. […] C'est la démocratie Française, c'est République Française, à travers la liberté de la presse (qui est touchée). Je crois qu'il faut refuser le silence, ne jamais se courber et toujours parler. […] Il faut une solidarité nationale, ne pas avoir de "c'est de ma faute", "c'est de ta faute" en politique, c'est grotesque et ridicule. Vous imaginez bien que la police n'a pas de couleur politique. Elle a fait ce qu'elle pouvait faire, elle aurait peut-être pu faire plus mais je ne crois pas que ce soit possible. On ne peut pas éviter des attentats comme celui qu'on vient de voir, c'est extrêmement difficile. [..] Ils (les islamistes) sont sur écoute mais vous croyez qu'ils sont naïfs? Peut-être qu'il faudra faire plus, mais je ne sais pas comment, ce n'est pas mon métier mais encore une fois, ce n'est ni une police de droite ou de gauche et j'appelle les hommes politiques à être solidaires, montrer qu'il y a une union nationale contre ce terrorisme épouvantable et qu'on aille tous dans le même sens. Il faut bien sûr qu'on piste ces terroristes qui sont là. C'est vrai qu'il va y en avoir de plus en plus parce que la France est engagée et elle a raison d'être engagée."

Marine Le Pen a également réagi sur RTL :

" Je pense que le peuple français est tout à fait aujourd'hui aux côtés des morts, des blessés, de ces journalistes, de ces policiers, de leur famille… je pense que c'est une vague de compassion qui étreint aujourd'hui le peuple face à cet attentat de fondamentalistes islamistes… Il sera temps demain dans les jours qui viennent de parler politique… aujourd'hui c'est la réalisation de ce risque dans des proportions épouvantables qui me touchent bien sûr (…) la montée en puissance du danger terroriste lié aux fondamentalistes islamistes est un fait… il faut donc mettre tout en œuvre pour se prémunir de la réitération de ce type d'attentat et prendre la mesure de l'immense danger qui pèse aujourd'hui pas seulement sur la France…"

C'est l'union nationale : "Que voulez-vous entendre d'autre… c'est bien un moment où le peuple français ressent la solidarité et une inquiétude commune à l'égard d'un danger qu'il va falloir maintenant nommer, qu'il va falloir combattre"

Rédigé par LZDP

Publié dans #Charlie Hebdo

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