Soirée continue sur France 3 "1945, France année zéro suivi de Quand la France occupait l’Allemagne"

Publié le 12 Janvier 2015

Soirée continue sur France 3 "1945, France année zéro suivi de Quand la France occupait l’Allemagne"

France 3 proposera une soirée continue 1945, France année zéro à 20h45 suivi de Quand la France occupait l’Allemagne.

1945, France année zéro réalisé par Patrick Cabouat.
En équilibre sur les cadavres des cinquante millions de morts du plus grand conflit armé de l’histoire, 1945
signe sans conteste la fin d’un monde.
En politique intérieure française, l’année 1945 est celle du réveil de la vie politique et de la résurgence des divisions d’avant-guerre. Deux géants sont engagés dans un combat sans merci: De Gaulle et le Parti Communiste. C’est autour d’eux que tout va se jouer tandis que s’engage la reconstruction de la France dont le tiers de la richesse a été anéanti et qui connaît ses premières émeutes de la faim depuis la fin du XIX e siècle. C’est aussi le temps des grands procès d’épuration et des exécutions. Mais on danse en même temps qu’on règle ses comptes, compte ses morts et rumine ses remords.
Avec la destruction de l’Allemagne, l’atomisation d’Hiroshima et Nagasaki, l’année 1945 solde les comptes. Tandis qu’à Yalta, San Francisco, Postdam, un nouvel ordre stratégique et idéologique s’affirme autour des deux « grands », les Etats-Unis et l’URSS, émerge un nouvel acteur de la scène géopolitique: le Tiers-monde.
Quand s’achève 1945, il n’est désormais plus possible de concevoir la politique mais également l’art, la pensée et plus généralement l’être humain « comme avant ». Sur les ruines se dessine le visage d’un second 20ème siècle.

Quand la France occupait l’Allemagne un film de Tania Rakhmanova
1945, la guerre est finie. L’Allemagne en ruines est occupée par les armées alliées. Les Français ont obtenu « leur » zone, une partie de l’Allemagne plutôt rurale qui compte six millions d’habitants, et ils sont désormais confrontés à la question que se posent tous les Alliés : que faut-il faire de l’Allemagne vaincue?
Plusieurs milliers de fonctionnaires français chargés d’organiser l’occupation s’installent. Parmi eux, Edgar Morin, jeune résistant démobilisé qui a repris du service, est chargé du service d’information.
Pour faire face aux Soviétiques et se préserver pour l’avenir des ambitions dominatrices de l’Allemagne, de Gaulle n’a qu’une seule solution : insérer l’Allemagne reconstruite dans un nouvel ensemble européen. Alors, on bâcle la dénazification. Quelques procès pour l’exemple masquent le fonctionnement d’une gigantesque « machine à blanchir » ; même Leni Riefenstahl, cinéaste personnelle d’Hitler, échappe à toute condamnation.
Le film de Tania Rakhmanova, riche en archives, dont de nombreuses images personnelles inédites, raconte une période dont on parle peu, bien qu’elle ait été une étape déterminante du monde dans lequel nous vivons.
Les entretiens avec les témoins permettent de restituer l’atmosphère de cette période grise. Et le témoignage d’Edgar Morin, qui n’a rien perdu de sa pertinence, éclaire le film de sa lucidité.

Rédigé par Sarah

Publié dans #France 3

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