Agriculteurs, entre passion et colère dans Zone interdite sur M6

Publié le 1 Mars 2015

Wendy Bouchard (Crédit photo : Marie Etchegoven/M6)

Wendy Bouchard (Crédit photo : Marie Etchegoven/M6)

Ce soir dans Zone interdite sur M6 à 20h40 Wendy Bouchard proposera un reportage qui aura pour sujet Agriculteurs, entre passion et colère

En 1990, la France comptait 2 millions d'agriculteurs. Aujourd'hui, ils sont deux fois moins nombreux. Et leur vie n'a rien d'un long fleuve tranquille : ils se battent contre des normes européennes contraignantes, leurs productions se vendent au rabais et ils souffrent souvent d'isolement... Une situation qui ne risque pas de s'améliorer malgré la réforme de la Politique Agricole Commune prévue cette année.

Zone Interdite dresse ce soir le portrait de ces hommes et de ces femmes qui consacrent leur vie à leurs terres et à leurs animaux. Pour le meilleur et pour le pire.

Nous avons suivi Véronique et Frédéric qui produisent du lait en Bretagne. Propriétaires de 70 vaches laitières, ils se sont endettés pour développer leur exploitation. Dernièrement, le prix de vente du lait a baissé en raison des quotas laitiers. Le couple se retrouve en grandes difficultés financières. Dans l'adversité, il peut compter sur le soutien de ses 3 enfants.

Car chez les paysans, la famille est une notion primordiale. On est souvent agriculteur de génération en génération. C'est le cas de Florian, 22 ans. Il élève des veaux de boucherie. Comme son père et son grand père avant lui.

Si le métier est difficile, il fait aussi rêver les citadins avides de nature et de grands espaces. Émeline et Valère ont quitté leur travail à l'usine en région parisienne pour s'installer en Ardèche avec leurs deux enfants. Ils se lancent dans la production de fromage de chèvre mais ils vont être confrontés à la lourdeur administrative et aux nombreuses normes qui régulent désormais le monde agricole.

Autre épreuve vécue par les paysans, le vol de leurs bêtes mais aussi de leur outil de travail : les tracteurs. Certains peuvent valoir jusqu'à 150 000 euros. À l'origine de ces larcins, une véritable mafia des tracteurs souvent originaire de Roumanie qui frappe régulièrement dans nos campagnes. Du coup, certains agriculteurs n'hésitent pas à s'armer pour se défendre.

Rédigé par Sarah

Publié dans #M6

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