"Le magot de Marcelle Bouvard" dans "Faites entrer l'accusé" ce soir sur France 2

Publié le 29 Mars 2015

Frédérique Lantieri (Crédit photo : Jean Pimentel / FTV)

Frédérique Lantieri (Crédit photo : Jean Pimentel / FTV)

Ce dimanche à 22h40, Frédérique Lantieri présenta sur France 2 un nouvel épisode inédit de « Faites entrer l’accusé » qui aura pour thème "Le magot de Marcelle Bouvard", un document de Ionut Teianu.

Ce dimanche de Pâques de 2006, une patrouille de gendarmerie se rend chez Marcelle Bouvard, une vieille dame qui habite dans le petit village de Ladoix-Serrigny, pour lui rapporter son portefeuille. Ils trouvent porte close et s’apprêtent à repartir lorsqu’ils remarquent que le garage est entrouvert... A l’intérieur, la vieille dame de 79 ans gît sur le sol, la tête ensanglantée. Il est déjà trop tard. A-t-elle fait une mauvaise chute dans les escaliers ? L’autopsie balaie cette thèse : Marcelle Bouvard a été violemment frappée avec un objet contondant !

Dans ce petit village de Bourgogne, coincé entre les vignes d’Aloxe Corton et de Nuit Saint Georges, c’est la stupeur. Marcelle Bouvard était connue de tous puisqu’elle était la veuve de l’ancien maire, décédé en 2002. Le couple n’avait pas d’enfants mais Marcelle était très proche de ses petits-neveux qu’elle considérait comme ses petits-enfants. Les habitants la décrivent comme une femme pieuse et chaleureuse. Difficile d’imaginer que quelqu’un puisse lui en vouloir à ce point...

Les enquêteurs ne disposent d’aucune piste. Pas d’ADN ni empreintes susceptibles de les guider. L’agresseur en voulait-il à son argent ? Car la vieille dame était loin d’être démunie : 3 maisons à Ladoix-Sérigny, 3 résidences secondaires, 2 vignobles et un compte en banque bien garni... Son journal intime retient particulièrement l’attention des gendarmes. La vieille dame y relate, avec un mélange de détresse et d’amertume, son sentiment d’abandon et sa tristesse de n’avoir plus personne dans sa vie. Derrière la « Mamie gâteau » se dessine progressivement l’image d’une femme aigrie par la solitude.

C’est finalement un accusé au-dessus de tout soupçon qui comparaît devant la cour d’assises de Dijon en 2008. Quant à l’arme du crime elle est pour le moins surprenante. Marcelle Bouvard a été tuée à coups de Jéroboam, une bouteille d’une contenance de 3 litres.

Sur les bancs de la partie civile, il n’y a personne pour représenter la vieille dame assassinée...

Rédigé par LZDP

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