"Nucléaire : la politique du mensonge ?" dans Spécial Investigation sur Canal+

Publié le 4 Mai 2015

Stéphane Haumant (Crédit photo Philippe Mazzoni / Canal+)

Stéphane Haumant (Crédit photo Philippe Mazzoni / Canal+)

Ce lundi à 22h50, Stéphane Haumant nous proposera sur Canal+ dans "Spécial Investigation" le document "Nucléaire : la politique du mensonge ?", une enquête de Jean-Baptiste Renaud pour Premières Lignes Télévision.

Depuis 40 ans, on nous répète que le nucléaire français serait « sûr », « propre » et « bon marché ». Trois « atouts » qui sont en réalité plus que contestables.

Pour enquêter sur un accident nucléaire, pas besoin de voyager jusqu'à Fukushima ou Tchernobyl. Il nous a suffi de prendre le train pour le Loir-et-Cher. Dans la centrale nucléaire de St Laurent des Eaux, deux des dix plus graves accidents nucléaires du monde se sont produits, en 1969 puis en 1980. Grâce à des documents confidentiels restés secrets pendant 35 ans, notre enquête révèle pour la première fois que suite à l'accident de 1980, EDF a sciemment rejeté du plutonium dans la Loire. Une pratique totalement illégale selon notre enquête.

En 2008, pour convaincre de la « propreté » de l’énergie nucléaire, Anne Lauvergeon, alors PDG d’Areva, affirmait que « 30 ans de déchets radioactifs français » pouvaient entrer dans « une piscine olympique ». Mais d’après notre enquête, les déchets nucléaires français, qui ne disent pas toujours leur nom, représenteraient en fait 183 piscines olympiques !

A Bessines dans le Limousin comme à Tricastin dans la Drôme, ce sont ainsi des centaines de milliers de tonnes d'uranium appauvri appartenant à Areva qui sont stockées depuis des dizaines d’années, sans perspective d'utilisation prochaine. Interrogée, Areva reconnait que ces matières « recyclables » ne sont effectivement pas « recyclées ».

Quant à une électricité nucléaire « pas chère », c’est aussi un mythe.

Auditionné à l'Assemblée nationale en mai 2014, Henri Proglio, alors patron d’EDF, reconnaissait que l'ensemble des travaux de modernisation des réacteurs nucléaires français s'élèveraient à 55 milliards d'euros. D’après notre enquête, ce sera en réalité 110 milliards d'euros. Un coût astronomique et lourd de conséquences : en 5 ans, le prix de l’électricité a déjà augmenté de 20%...

Rédigé par LZDP

Publié dans #Spécial Investigation, #Canal+

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costes 04/05/2015 23:36

Et bien sur vous préféré la pollution des centrales charbon et du cout de l'énergie allemande...