"Yvan Colonna, la traque" dans "Faites entrer l'accusé" sur France 2

Publié le 8 Novembre 2015

Frédérique Lantieri (Crédit photo : Jean Pimentel / FTV)

Frédérique Lantieri (Crédit photo : Jean Pimentel / FTV)

Ce dimanche à 23h15, Frédérique Lantieri présenta sur France 2 un nouvel épisode inédit de « Faites entrer l’accusé » qui aura pour thème « Yvan Colonna, la traque », un document de Benoît Bertrand Cadi.

C’est une histoire dont tout le monde connait le début : Ce soir du 6 février 1998 où, pour la première fois, un préfet de la République, Claude Erignac, a été assassiné de trois balles en pleine tête, le long d’une avenue d’Ajaccio.

Une histoire dont tout le monde connaît les chapitres :
L’enquête et ses quelques 350 arrestations sur fond de guerre des polices et de cohabitation.
L'instruction qui a occupé trois juges antiterroristes pendant treize ans autour d’un dossier de plus de 11 500 pièces !
Une cavale qui a duré quatre ans, 1 mois et 11 jours, et pendant laquelle un berger de Cargèse, Yvan Colonna, la figure « phare » du dossier, est devenu l’ennemi public numéro 1, l’homme le plus recherché de France et d’Europe.
Les procès qui se sont multipliés puisque les protagonistes de l’affaire se sont retrouvés cinq fois devant une cour d’Assises !
Mais c’est une histoire dont peu de monde connait vraiment la fin, une fin en forme de repentance générale.

Car au fil des années, tous les acteurs de l'affaire - à l'exception d'un seul - ont fait un travail sur eux-mêmes, réfléchi à leurs " méthodes " d'action ou de travail...

Qu’il s’agisse des nationalistes corses, des membres du commando, des policiers, des juges, des journalistes ou de l’Etat, toutes les parties en présence se sont interrogées sur leur responsabilité dans ce crime ou sa résolution tardive. Qui pour admettre l’inanité de ce crime, tel Joseph Versini, membre du commando Erignac : S’exprimant pour la première fois dans cet épisode de "Faites entrer l’accusé", il admet que l’assassinat du préfet est « regrettable. Tous on le regrette. Personne ne mérite de mourir… Ca n’a pas de nom ».

Qui pour reconnaitre la médiocrité de leur politique en Corse. Qui pour avouer les emballements, les errements ou les erreurs de leur enquête…

Rédigé par LZDP

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