"Crash d'Ustica : une bavure française ?" dans "Spécial Investigation" ce soir sur Canal+

Publié le 25 Janvier 2016

Stéphane Haumant (Crédit photo Philippe Mazzoni / Canal+)

Stéphane Haumant (Crédit photo Philippe Mazzoni / Canal+)

Ce lundi à 22h35, Stéphane Haumant nous proposera sur Canal+ dans "Spécial Investigation" le document "Crash d'Ustica : une bavure française ?", une enquête d'Emmanuel Ostian pour CAPA.

En 1980, un avion Italien assurant la liaison Bologne-Palerme s'abîme en mer avec 81 passagers, au large de l'île d'Ustica. Version officielle un activiste italien d’extrême-droite, présent à bord, aurait commis un attentat à la bombe. Problème : cet homme est toujours vivant et il n’est jamais monté dans l’avion…

Une autre hypothèse, plus embarrassante, a circulé à l’époque : l’avion de ligne aurait été touché par un missile militaire. Certains soupçonnent la France, dont la base de Solenzara, en Corse, se trouve proche du lieu de la tragédie. Mais Paris affirme que cette base a été « fermée à 17h » le jour du drame, soit quatre heures avant le crash, ce qui se révélera faux. Paris dément aussi qu’un porte-avion ait pu être impliqué car « aucun porte-avions français n’était en mer le jour du drame », ce qui s’avèrera également inexact. En 2007, Francesco Cossiga, président du conseil italien au moment des faits, a accusé explicitement Paris d’être responsable du drame et a réitéré ses déclarations devant la justice de son pays.

Trente-cinq ans après les faits, un terrible scénario se dessine. L’avion de ligne italien aurait été suivi par un MIG Libyen. C’est cet avion de chasse ennemi que l’armée française aurait voulu abattre, pour donner une leçon au régime de Muammar Kadhafi. Cette opération militaire clandestine a-t-elle donné lieu à une terrible bavure ? Depuis 35 ans, les familles de victimes attendent une réponse.

Pour SPECIAL INVESTIGATION, Emmanuel Ostian revient sur cette tragédie jamais élucidée, à l’aide de nombreux témoignages et documents inédits.

Rédigé par LZDP

Publié dans #Spécial Investigation, #Canal+

Commenter cet article