Dalida, La femme qui rêvait d’une autre scène sur France 3

Publié le 25 Janvier 2016

Dalida, La femme qui rêvait d’une autre scène sur France 3

France 3 proposera ce soir dans Lundi en Histoires « Dalida, La femme qui rêvait d’une autre scène » un documentaire de Gérard Miller et Anaïs Feuillette.

Quand un psychanalyste analyse le destin de Dalida non pas comme une succession de tubes ou de faits divers, mais comme une tragédie grecque.

Le 3 mai 1987, à 54 ans, Dalida s'est donnée la mort.

Juste avant de mourir, elle griffonna sur une feuille de papier ces quelques mots : "La vie m’est insupportable. Pardonnez-moi." Puis elle s’installa sur son lit et, un verre d’alcool à la main pour augmenter l’effet des médicaments, elle avala les cachets qu’elle avait soigneusement préparés. Quand elle eut terminé, elle éteignit sa lampe de chevet et à la différence de tous les autres soirs, elle s’endormit sans laisser une lumière allumée, comme si pour la première fois de sa vie, elle n’avait plus peur de l’obscurité.

Saluée tout au long de sa carrière comme la réussite la plus foudroyante de l’histoire du music-hall, l’artiste la plus populaire, la chanteuse la plus programmée, imaginait-elle alors, Dalida, que ses chansons, mais aussi bien cette vie qui lui était devenue insupportable, avaient quelque chose de si particulier que trente ans plus tard, à la différence de la quasi totalité des chanteurs que leur mort précipite dans l’oubli, elle survivrait à sa propre disparition ?

"Eclatante et sombre", selon les mots de son amie Line Renaud qui témoigne dans le documentaire de Gérard Miller et Anaïs Feuillette aux côtés d’une quinzaine d’autres témoins (Orlando, Serge Lama, Bertrand Delanöe, Liza Azuelos, Jean Sobieski, David Lelait-Helo, et Rosy Gigliotti - cousine et secrétaire de Dalida…), Dalida doutait sans cesse d’elle-même, et sa vie amoureuse comme sa vie professionnelle lui laissèrent toujours un sentiment d’inachevé.

"Avec le métier que je fais, qui pourrait s’attacher à moi pour de bon ?", résuma-t-elle un jour dans une interview, ajoutant un peu plus tard, après avoir chanté devant des milliers de spectateurs enthousiastes et pensé mourir étouffée par la foule : "Le succès a parfois quelque chose de terrifiant."

S’intéressant au destin exceptionnel de celle qui devint à 20 ans une vedette, à 30 ans une star et à 40 ans une icône, le documentaire de Gérard Miller et Anaïs Feuillette retrace pas à pas le parcours de Dalida et, éclairé par un regard freudien, permet de comprendre la logique d’une femme qui ne renonça jamais à poursuivre le chemin de son désir.

Rédigé par Sarah

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