"Irrespirable, des villes au bord de l'asphyxie", documentaire inédit ce soir sur ARTE

Publié le 26 Janvier 2016

"Irrespirable, des villes au bord de l'asphyxie", documentaire inédit ce soir sur ARTE

Ce mardi à 20h50, ARTE diffusera « Irrespirable, des villes au bord de l'asphyxie », un documentaire inédit de Delphine Prunalt, co-écrit avec Valérie Rossellini.

De Paris à Pékin, la pollution atmosphérique fait déjà des millions de morts par an. Une enquête édifiante, qui cartographie les plus graves méfaits de la pollution à travers le monde.

Les récents débats sur le réchauffement climatique ont quelque peu éclipsé une tragédie aux conséquences immédiates : la pollution atmosphérique. Cette tueuse de masse est responsable de 7 millions de morts prématurées par an dans le monde, et d’un nombre incalculable de maladies. Chauffage urbain, transports routiers et rejets industriels contribuent à saturer l’air des métropoles de gaz et de particules fines si toxiques que les scientifiques parlent d’« airpocalypse » en devenir. La Chine et l’Inde, par exemple, sont en alerte sanitaire permanente. Une crise d’autant plus complexe que la pollution se déplace et ignore les frontières...

Enquête d’une portée internationale, le documentaire dresse le bilan de santé d’une planète malade de ses excès, avec toute la rigueur requise par la gravité de la situation. Il s’attache à expliquer très clairement les différentes formes de pollution à travers les continents et leurs répercussions sanitaires, avec notamment les effets moins connus des pesticides émettant des particules déportées par les vents… vers les villes. À ce versant pédagogique répond un volet pratique, la journaliste et réalisatrice Delphine Prunault consignant certaines conseils pour échapper à l’asphyxie – notamment à Paris (ne pas rester paradoxalement vitres fermées dans les embouteillages, éviter les feux de cheminée, etc).

S’interrogeant sur le manque de courage de certains élus, le documentaire évite le catastrophisme sans appel, mais recense les prises de conscience, qu’elles soient scientifiques ou politiques. À São Paulo, où un labo multiplie les autopsies, comme à Grenoble, où est étudié l’impact des émanations sur la natalité, le savoir progresse. Et les initiatives vertueuses se multiplient : Mexico et Londres ont su réduire leur dangerosité grâce à des mesures de circulation drastiques, quand Berlin reste la pionnière d’une politique verte d’envergure. Autant d’actions dessinant les contours d’un paysage mondial contrasté, entre laisser-faire coupable et initiatives prometteuses.

Rédigé par LZDP

Publié dans #ARTE

Commenter cet article