Combat pour Angélique dans "Faites entrer l'accusé" sur France 2

Publié le 20 Mars 2016

Frédérique Lantieri (Crédit photo : Jean Pimentel / FTV)

Frédérique Lantieri (Crédit photo : Jean Pimentel / FTV)

Ce dimanche à 22h30, Frédérique Lantieri présenta sur France 2 un nouvel épisode inédit de « Faites entrer l’accusé » qui aura pour thème « Combat pour Angélique », un documentaire de Géraldine Laura.

Le 13 octobre 1996, la vie de Marie-Pierre Mazier bascule : Angélique, sa fille de 18 ans, ne rentre pas d’une soirée entre amis. Les policiers du commissariat de Compiègne lui apprennent qu’elle a sans doute été violée, avant d’être égorgée et éventrée. Ce jour là, Marie-Pierre Mazier s’engage dans un combat qui va durer plus de 15 ans !

Du sperme, une trace génétique, et un groupe sanguin rare : c’est tout ce que les policiers ont pour commencer l’enquête. Mais, à l’époque, aucune base de comparaison n’existe ! Alors, les policiers commencent par s’intéresser aux proches de la jeune fille. D’abord, l’ex petit-ami, avec qui Angélique s’est disputée le soir de sa mort. Puis, les amis, les voisins, les personnes présentes dans la discothèque où Angélique faisait la fête ce soir-là, ceux qui ont retiré de l’argent sur la place voisine, les étudiants de l’IUT où elle était scolarisée, les militaires du coin… L’ADN de près de deux cents personnes est prélevé. Analysé. En vain !

Un an après le meurtre de sa fille, Marie-Pierre Mazier et deux voisines créent l’association « Angélique, un ange est passé », pour relancer l’enquête ; bousculer juge et policiers ; susciter des témoignages. Mais rien n’y fait. L’enquête piétine. Les trois femmes s’engagent alors dans un autre combat : faire évoluer la loi. La France doit se doter d’un fichier national d’empreintes génétiques, comme l’Angleterre ! Convaincues, elles multiplient les manifestations, du palais de justice au Ministère en passant par l’Assemblée nationale. Et en 2000, le Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques voit le jour.

Cinq ans après le meurtre d’Angélique, l’enquête rebondit grâce au témoignage de Fernando Gomes Ferreira, un marginal de 28 ans. Placé en garde à vue, il admet qu’un de ses amis serait impliqué dans le meurtre d’une fille. Mais là encore, l’ADN ne « matche » pas !

Après 18 mois de détention provisoire, Gomes Ferreira est relâché, mais il reste mis en examen…

Alors, qui a tué Angélique ? La réponse ne tombe qu’en 2011, quand le FNAEG identifie enfin l’ADN retrouvé sur le corps d’Angélique. Quinze ans après la mort de sa fille, le combat de Marie-Pierre a payé ! Malheureusement, elle ne pourra jamais rencontrer le meurtrier présumé de sa fille car ce dernier ne sera jamais jugé…

Rédigé par Sarah

Publié dans #France 2

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