"Les damnés" pièce de théâtre de la Comédie-Française ce soir sur France 2

Publié le 10 Juillet 2016

"Les damnés" pièce de théâtre de la Comédie-Française ce soir sur France 2

Ce dimanche à 22h30, France 2 diffusera « Les damnés », un spectacle de la Comédie-Française enregistré lors du Festival d'Avignon dans la Cour d'Honneur du Palais des Papes d'Avignon et avec Sylvia Bergé, Éric Génovèse, Denis Podalydès, Alexandre Pavloff, Guillaume Gallienne, Elsa Lepoivre, Loïc Corbery, Adeline d'Hermy, Clément Hervieu-Léger, Jennifer Decker, Didier Sandre, Christophe Montenez…

Vingt-trois ans que la Comédie-Française ne s’était pas produite au Festival d’Avignon.
À l’ occasion de sa 70ème édition, la Troupe y fait son retour avec Les Damnés par le metteur en scène belge Ivo van Hove. En deux décennies, le directeur artistique du Toneelgroep d’Amsterdam, dont le champ d’exploration embrasse le monde du théâtre, du cinéma et de l’opéra, a parcouru un vaste répertoire d’ œuvres, de Sophocle à Shakespeare, Molière, Koltès, Cassavetes ou Arthur Miller la saison dernière avec Vu du pont.

Pour cette production qui ouvrira la saison de la Comédie-Française salle Richelieu, Ivo van Hove précise : « Il ne s’agit pas pour moi d’adapter le film. Ma démarche consiste à revenir au scénario pour le mettre en scène au théâtre. » Les Damnés, chronique au scalpel d’une famille d’industriels pendant la prise du pouvoir des nazis en 1933 en Allemagne, ils mettent en exergue la débauche idéologique d’une société prête aux alliances les plus venimeuses au profit de ses seuls intérêts économiques. « Pour moi, c’est la célébration du Mal » ajoute le metteur en scène dont le travail « lie toujours une grande théâtralité à l’exploration de zones psychologiques complexes et d’émotions raffinées ». Sur fond de musiques dites « dégénérées » (Stravinski, École de Vienne) ou revendiquées par les nazis (Beethoven, Wagner), l’alliage d’images d’archives et de captations sur le vif décuple les tensions en scène où les relations humaines sont troubles, le désir plus que jamais perverti.

Rédigé par LZDP

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