"La vie après l'alcool" dans "Le monde en face" ce soir sur France 5

Publié le 20 Septembre 2016

Marina Carrère d'Encausse (Crédit photo : Nathalie Guyon / FTV)

Marina Carrère d'Encausse (Crédit photo : Nathalie Guyon / FTV)

Ce mardi à partir de 20h40, les téléspectateurs de France 5 pourront retrouver Marina Carrère d’Enchaussé aux commandes d’un nouveau numéro de magazine « Le Monde en Face » avec au sommaire, "La vie après l'alcool" un film de Marie Agostini produit par Elephant Doc avec la participation de France Télévisions.

Ils ont bu pendant des années. Aujourd’hui, ils osent prendre la parole, sans masque, et tentent de se reconstruire une vie. Sans alcool.

Tous abstinents, ils sont sortis de l’enfer de la bouteille, de l'isolement, des mensonges, de la destruction d’eux-mêmes et des autres. Contrairement à ce que l’on pense trop souvent, l’excès d’alcool n’est ni un vice, ni une tare, ni un manque de volonté. Juste une maladie chronique qui se soigne.

C’est ce que Laurence Cottet, ex-haut cadre dirigeant, a compris à ses dépends. Elle en a fait son combat. Licenciée, elle quitte Paris, laisse derrière elle sa carrière, s’installe dans la Drôme et passe un diplôme en addictologie. Une manière pour elle de mieux comprendre la maladie alcoolique, la sienne et celle des autres.

Elle crée sa méthode, H3D, les 3 H de Honte, Humilité, Honnêteté et le D de Désir. Désir de s’en sortir, ceux qu’elle reçoit dans son Groupe de parole à Valence le mardi matin. Tous abstinents, certains depuis 2 mois, d’autres depuis 2 ans.

C’est encore fragile pour eux, ils entrent en cure, en sortent, y retournent parfois. Ils sont suivis à l’hôpital de Valence dans le service du Dr Joly, l’US2A. Suivi médical, suivi psy et groupe de parole, c’est devenu leur quotidien. L’abstinence se construit, elle n’est jamais acquise. Tous en divorce de ce poison, ils réapprennent à vivre, sans alcool.

Marina Carrère d'Encausse proposera ensuite un débat de 50 minutes avec Philippe Baltel, Laurence Cottet, Daniele Jourdain-Menninger.

Rédigé par LZDP

Publié dans #France 5, #LMEF

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alain josuan 20/09/2016 22:29

je regarde en ce moment l'émission qui parle de la dépendance alcoolique. Je pense que c'est effectivement difficile de s'arrêter quand on est alcoolique (buveur quotidien d'une dose conséquente d'alcool). Pour ma part, ma détermination se fonde sur deux ou trois résolutions : Boire est un moyen de se détruire physiquement et esthétiquement. On perd sa capacité réflexive et si comme moi vous êtes plutôt un être irréfléchi, vous avez une grande chance de commettre des erreurs de jugement. Ensuite, boire a un coup financier. Même le plus mauvais des alcools forts coûte au bas mot entre 9 et 12 euros les 70 cl. Pourquoi je me suis mis à boire déraisonnablement ? Les événements comme une rupture, divorce, mais aussi un changement comme l'impossibilité de continuer à pratiquer un sport ou le sport comme on le faisait avant ; bien sûr la solitude au sens de l'inoccupation. Pour stopper la dépendance à l'alcool, il faut pouvoir orienter son esprit vers une autre sensation forte, une autre addiction. Ensuite, et pour finir, ne plus toucher à un verre d'alcool ! C'est un défi que je relève en ce moment et pour me motiver, moi qui ai grossi (82 kilos) je me suis donné l'objectif de maigrir (75 kilos) et de perdre mon petit gros ventre en pratiquant des séances d'abdos et de gainage. J'espère parvenir à vaincre mon addiction, qui est bien réelle, (ce n'est pas la première tentative) mais ce coup-ci je suis décidé d'aller jusqu'au bout car j'ai le bilan de l'avenir qui m'attend et je me suis dit, compte tenu de mon âge, de ma situation financière - je vais bientôt prendre la retraite - si je continue, outre la maladie ou les dégradations physiques qui guette, je finirai clochard ! A contrario, je me dis : quel événement pourrait me faire replonger ? Si je ne pouvais surmonter la perte d'une personne chère, que je ne pouvais accepter la force du destin - peut-être que je glisserais; Il y a aussi la possibilité que l'on me diagnostique une maladie incurable : je me permettrais alors quelques écarts ( mon aspect physique important peu ) mais, comme je suis adepte de la fin de vie dans la dignité, je ferais en sorte de partir en pleine conscience. Bon courage à tous ceux et celles qui luttent contre ce fléau !
merci