Violences, pillages, marché noir : panique au Venezuela dans Enquête Exclusive sur M6

Publié le 29 Janvier 2017

Crédit photo : Benjamin Decoin / M6

Crédit photo : Benjamin Decoin / M6

Ce soir à 23h, Bernard de la Villardière présentera sur M6 un numéro de son magazine Enquête Exclusive avec au programmeViolences, pillages, marché noir : panique au Venezuela

Il y a à peine 5 ans, c'était encore l'une des principales puissances d'Amérique du Sud ; un pays à l'économie florissante, premier producteur mondial de pétrole. En quelques années, le Venezuela s'est littéralement effondré. Inflation jamais vue (+ de 1 000% en 2016), pénurie alimentaire, hôpitaux à l'abandon, émeutes quotidiennes, criminalité record... Une incroyable descente aux enfers.

Pendant plusieurs mois, les équipes d'Enquête Exclusive ont sillonné un Venezuela au bord du chaos, où la principale préoccupation de millions d'habitants est de trouver à se nourrir. Devant les magasins, aux étals aux trois quart vides, les files d'attente sont interminables. L'armée doit même intervenir pour éviter les pillages et les émeutes.

Pour le gouvernement actuel, dirigé par le président Nicolas Maduro, la raison principale de cette crise sans précédent est la chute du prix du pétrole. En réalité, le projet politique de son prédécesseur, Hugo Chavez, a vite montré ses limites : nationalisations aveugles, non modernisation de l'outil de production, dévaluation de la monnaie, dépenses sociales mal maîtrisées… sans compter une corruption galopante. Résultat, aujourd'hui les usines tournent à vide, l'agriculture ne produit plus rien, le pays manque de tout à commencer par les produits de première nécessité (nourriture, médicaments) et le bolivar (la monnaie locale) a perdu 99% de sa valeur.

Pourtant, tous les Vénézuéliens ne sont pas logés à la même enseigne. Marché noir, contrebande, restaurants clandestins, nos caméras ont eu accès au Caracas des ultra-riches et des proches du pouvoir. Dans ce monde très fermé, on trouve de tout, à condition d'en payer le prix.

Pour ces privilégiés, si les pénuries ne sont pas un problème, la sécurité reste leur préoccupation numéro un. Caracas est aujourd'hui la capitale la plus violente du monde. Les gangs armés se multiplient, les enlèvements contre rançon y sont monnaie courante et on peut tuer pour un sac de riz.

« Violences, pillages, marché noir : panique au Venezuela », c'est une plongée sidérante et effrayante au cœur d'un grand pays (classé en 2 000 parmi les 30 puissances les plus riches de la planète) aujourd'hui au bord du gouffre.

Rédigé par Sarah

Publié dans #M6

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Joss Moss 31/01/2017 15:01

Je confirme , après avoir vu le "reportage " de Mr Bernard de la Villardière sur le Venezuela, qu'il est a ranger, parmi les films "mensonger" car la situation de ce pays (le mien) est bien bien pire et désespérante.

ts 31/01/2017 14:42

Giordano,
Il est vrai que la situation du pays avant Chavez n’etait pas idyllique (Ce qui explique l’élection de Chavez). Néanmoins, cela ne veut pas dire que Chavez (et Maduro) a fait du bon boulot. À mon avis meme si le pays allait mal en 1998, je pense que maintenant c’est nettement pire pour presque tout le monde.
Chavez a profité d’une période assez longue ou les prix du pétrole etaient élevé, ceci lui a permis de mener des politiques généreuses mais destructrices de l’appareil productif privé. Maintenant que les prix du pétrole ne sont plus aussi élevés on voit le résultat …
Pour info, ma toute ma famille vis au Venez et j’ai voté pour Chavez à plusieurs reprises. Inutile de vous dire que je regrette…

giordano 31/01/2017 19:19

@ts , il ne vous aura pas échappé , qu'au Venezuela , l'opposition de droite , faute de n'avoir pas réussit a prendre le pouvoir lors des nombreux Golpes qu'elle a tentée depuis 2002 , se livre a une guerre économique contre son propre pays ..

les médias pro occidentaux , tente de faire croire qu'au Venezuela , si tout va mal , cela est du , a l'incompétence du gouvernement en place ...
par contre rien , sur le sabotage économique auquel se livre , ceux qui veulent la peau des responsables Chavistes ..
contrebande de produits subventionnés au Venezuela qui sont revendus avec une marge de bénéfice très importante dans les pays voisins, principalement la Colombie (essence, produits de première nécessité )
accaparement, agiotage et spéculation, mis en place par ceux qui contrôlent les moyens de production et de distribution (rappelons que l’économie vénézuélienne est toujours en grande partie entre les mains du secteur privé) 
développement du marché noir des marchandises et des devises étrangères, ce qui est à la fois le résultat mais aussi un facteur de la situation économique.

A tout cela il faut rajouter toute une serie de « techniques » qui ont le double effet d’enrichir rapidement ses opérateurs tout en nuisant à l’économie du pays, puisque appliquées à grande échelle : du simple « rascacupos » au chef d’entreprise qui préfère revendre ses dollars préférentiels sur le marché noir au lieu d’importer les produits pour lesquels ces dollars lui ont été alloués, une multitude d’acteurs contribuent au jour le jour à alimenter l’inflation...
tout cela rappelle , la guerre économique que mena la bourgeoisie chilienne contre le gouvernement de Salvador Allende !

( j'ai pu voir a Cúcuta , ville colombienne a la frontière du Venezuela , que pratiquement tout ce qui s'y vendait , provenait du Venezuela , de l'essence , aux produits médicaux , tampons hygiéniques , en passant par la harina pan ... )
qui organise la pénurie , sinon , les entrepreneurs du secteur privé ...!

Maya 30/01/2017 20:12

Merci pour ce reportage qui montre enfin la situation au Vénézuela, j'ai toute ma famille là bas, mon frere,mes nièces, mes tantes,mes oncles ,mes cousines,ect ... qui souffre terriblement du manque de nouritures et de médicament. Et nous ici dans l impossibilité de les aider.
Je suis triste pour tous les venezueliens et pour mon pays qui souffre
Merci,merci...

merine 30/01/2017 19:50

merci giordano pour votre commentaire

giordano 30/01/2017 14:59

je confirme , après avoir visionné le " reportage " de Mr Bernard de la Villardière , sur le Venezuela , que ce dernier est a ranger, parmi les films de propagandes

De plus ,quand Mr Bernard de la Villardière , en cours de reportage nous sort le couplet du Venezuela " d'avant " d'avant Chavez bien sur , ou tout n'était que luxe , calme et volupté , il ment sciemment et manipule l'histoire de ce pays , et la réalité de ce qu'était le Venezuela d’avant Chavez.
Il suffit pour cela de reprendre les statistiques officielles de l'ONU , ( ONU qui est loin d’être un repaire de gauchistes ) qui dresse le bilan des années 1990/1999 , pendant cette décennie qui couvre les présidences de Carlos Andrés Pérez puis de ses fugaces successeurs Octavio Lepage, Ramón José Velásquez et Rafael Caldera, et qui s'achève par l'accession au pouvoir d'Hugo Chávez le 2 février 1999 , le pourcentage de pauvres au Venezuela bondit de 40,0 % de l'ensemble de la population à... 49,4 %, et cela alors même que le pays est assis sur des réserves faramineuses d'hydrocarbures.
Le pourcentage de ménages pauvres passa quant à lui, toujours selon les mêmes statistiques onusiennes, de 34,2 % des ménages à 44,0 %.
le nombre "d'indigents" c'est-à-dire de personnes vivant dans la rue ou dans des bidonvilles avec moins de 1 $ par jour de revenu - explosa : de 1990 à 1999, leur pourcentage passa de 14,6 % à 21,7 % de la population générale, ce qui compte tenu de l'accroissement démographique entretemps représente une hausse vertigineuse de quelque + 80 % …Avant Chavez , c’est indiscutable , 1 Vénézuélien sur 2 vivait dans la pauvreté , plus d'1 Vénézuélien sur 5 vivait dans l'extrême misère…alors qu’une petite oligarchie vivait dans un luxe absolu , parce qu’elle avait cédée monnayant finance l’exploitation aux grandes compagnies américaines.

Mr Bernard de la Villardière , dans son désir de nous faire croire a un Venezuela paradisiaque avant Chavez , oublie de nous parler du Caracazo , nom donné à la répression des révoltes de la faim contre les mesures d’ajustement prônés par le FMI et appliquées par le président social-démocrate Carlos Andrés Pérez en 1989. Ce dernier avant de pilier les caisses de l’état , qui lui couta sa destitution , ordonna à l’armée d’étouffer dans le sang , les manifestations populaires. Bilan : plusieurs milliers de morts et de disparus.

Personnellement je me rend plusieurs fois par an au Venezuela , et la situation décrite
par Mr Bernard de la Villardière est mensongère , et particulièrement orientée.
Concernant la Violence , il faut se rappeler que celle-ci fut instituée , et largement utilisée par l’opposition de droite vénézuélienne , et cela depuis la tentative de Golpe d’avril 2002 , ainsi que lors du projet de déstabilisation de la PDVSA , menée par les représentants de l’oligarchie , qui depuis n’ont cessés de mettre de l’huile sur le feu afin de provoquer le chaos dans le pays , notamment en employant des groupes paramilitaires colombiens proche de l’ex président Alvaro Uribe lors des journées sanglantes de début 2014.

Mr Bernard de la Villardière , en fin d’émission a cru important pour boucler son documentaire de propagande , et faire larmoyer dans les chaumières , d’interroger Antoinette López Mendoza, qui fut , il faut le savoir , directrice des Affaires publiques de la société PDVSA , et mère du pseudo prisonnier politique Leopoldo Lopez , reconnue coupable d’avoir détournée des fonds important pour impulser la carrière politique de son fils , et la fondation de son parti «  Voluntad Popular »
Mr Bernard de la Villardière , comme a son habitude , refait l’histoire du Venezuela a sa façon …

Joss moss 31/01/2017 14:59

Je confirme , après avoir lu le message de "Giordano" que le "reportage " de Mr Bernard de la Villardière , sur le Venezuela , est a ranger, parmi les films "mensonger" car la situation de ce pays (le mien) est bien bien pire et desesperante.

XXXX 30/01/2017 00:45

Je suis venezuelienne mariée avec un français, parti de mon pays il y a 2 ans en laissant mere, frères et amis. Je ma familie sur 3 continents a cause des la situation de Venezuela et separe des mes filles.
Je viens des regarder votre reportage, il ma beaucoup touche just a me faire pleurer. Pour la1er fois je vois un reportage que dit la vrai situation qui vi toutes les venezueliens, memme ci est selement un parti des tous les dificulte que on trouve tous les jours; et no la publicite populiste que le gobernament fait croire depuis long temps. Je voulez vous remercie en nommé des tous c'est venezueliennes que sufre tout les jour. Le reportage montre un petite parti des tous les dificulte que on vit depuis des annes dans le pays et que les media extranger ne cesse des ignoré.
Je suis desole pasque je ne sais pas ecrire le français mais je voulais vraiment vous remercie. Ça ma beaucoup toucher cette reportage. Merci!