Vladimir Cagnolari aux commandes de quatre "Club African Jazz" cet été sur Fip

Publié le 19 Juin 2017

Vladimir Cagnolari aux commandes de quatre "Club African Jazz" cet été sur Fip

Cet été, Fip propose un rendez-vous inédit en quatre émissions autour de la musique jazz sur le continent africain. Aux commandes, Vladimir Cagnolari, journaliste et producteur de radio, et anciennement comparse de Soro Solo sur France Inter.

Club African Jazz vol. 1 - Dimanche 9 juillet  
En Afrique du Sud, jazz en Noir et Blanc

Dans les années 50, l’Afrique du Sud et les Etats-Unis ont deux importants points communs : la ségrégation (ou l’apartheid), et le jazz. Comme aux Etats-Unis, le jazz fut cet espace de liberté, de mixité et de résistance qui arma les noirs (et quelques blancs aussi) d’Afrique du Sud, donnant naissance à une culture originale. Nous l’entendrons sous ses formes populaires : (kwela, marabi) ou plus savantes, et à travers ses grands compositeurs et interprètes (Myriam Makeba et ses Skylarks, les Jazz Epistles de Dollar Brand – Abdullah Ibrahim, Hugh Masekela, Winton Mankuku Ngozi, etc…).        

Club African Jazz vol. 2 - Dimanche 16 juillet
Ghana, fanfares militaires, bebop & Calypso

Au Ghana plus tôt qu’ailleurs, les fanfares militaires firent pénétrer les cuivres dans les musiques populaires. C’est ainsi que le calypso et le jazz eux aussi firent leur entrée dans le pays, dans les bagages des régiments de Trinidad et chez les alliés américains qui stationnèrent au Ghana pendant la seconde guerre mondiale. De ces diverses influences, couplées aux rythmes locaux, naquit le highlife, la musique de la high society, dont le roi fut assurément ET Mensah. Le seul à jouer avec le grand Satchmo lors de sa tournée en Gold Coast, l’actuel Ghana. Avec ET Mensah, les Ramblers, Urhuru Dance Band, Lord Kitchener, Louis Armstrong…

Club African Jazz vol. 3 - Vendredi 21 juillet
Congo, le boomerang afro-cubain

Au Congo comme dans bien des pays d’Afrique, les Grands orchestres qui se forment dans les années 1950 s’appellent « jazz », un mot qui signifie : « orchestre moderne de danse ». Mais le son qui fait mouche est plus sûrement celui de Cuba, dont les musiques sont pétries d’héritages africains, et qui par un joli effet de boomerang, allaient revenir sur le continent noir pour faire éclore les musiques modernes d’Afrique. Et si la rumba est la plus africaine des musiques cubaines,  la rumba congolaise est sans doute la plus cubaine des musiques africaines.

Club African Jazz vol.4  - Vendredi 28 juillet
Ethio Jazz

L’Ethiopie, territoire singulier gardé par l’ombrageux mais progressiste Haile Selassie, voit fleurir des dizaines d’orchestres au début des années 1960. Particularité : ce sont tous des orchestres d’état, appartenant à la police, à l’armée, à la municipalité, etc…. C’est pourtant dans ce contexte fort contraint, surveillé par une sourcilleuse censure, que naît le son typique du swinging Addis : l’éthio-jazz. Un nom inventé bien plus tard, quand l’Occident redécouvrira les trésors de cette époque révolue. Avec Mulatu Astatqe, Girma Beyene, Tlaloun Guessesse etc…

Rédigé par Jeremy

Publié dans #Actu Radio, #Fip

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