"Sigmaringen, le dernier refuge", documentaire-fiction inédit signé Serge Moati diffusé ce soir sur ARTE (vidéo)

Publié le 29 Août 2017

"Sigmaringen, le dernier refuge", documentaire-fiction inédit signé Serge Moati diffusé ce soir sur ARTE (vidéo)

Après les débarquements de juin en Normandie et d’août en Provence, l’heure de la reconquête a sonné pour la France libre. Acclamé par les Parisiens, le 26 août 1944, le général de Gaulle descend les Champs-Élysées. Quelques semaines plus tard, de l’autre côté du Rhin, la France de la collaboration prend ses quartiers dans le château de Sigmaringen, dont Hitler a chassé la famille princière des Hohenzollern.

Devenue «territoire français», la petite ville souabe héberge, sur instruction du Führer, la «pseudo-capitale» de la France en exil. Convaincue que le Reich peut encore gagner la guerre, la colonie française poursuit ses combats au service d’une «France allemande». Réunis dans l’immense bâtisse à tourelles, les membres de la Commission gouvernementale, que préside Fernand de Brinon, s’acharnent à jouer un simulacre de pouvoir…

Ce mardi à partir de 20h55, ARTE diffusera « Sigmaringen, le dernier refuge », un documentaire-fiction inédit signé Serge Moati qui raconte, de septembre 1944 à avril 1945, les huit mois de querelles et d’errements des derniers zélateurs de la collaboration. Guidé par les souvenirs d’un jeune officier de santé affecté auprès du maréchal Pétain, Serge Moati construit un récit haletant, ponctué de scènes de fiction dans lesquelles les principales figures de ce Vichy en terre nazie - comme Fernand de Brinon, sa secrétaire Jacqueline, Joseph Darnand et Jean Luchaire - sont incarnés par des comédiens, le médecin étant campé par Pierre Hancisse, de la Comédie-Française. Par un montage fluide d’archives, de décryptages d’historiens (Bénédicte Vergez-Chaignon, Jean-Paul Cointet, Otto Becker), de dialogues rapportés par des mémorialistes et mis en scène, et de témoignages d’Allemands, dont celui du prince de Hohenzollern, Serge Moati signe un film passionnant, ancré dans le décor même de ce «château de la trahison», comme le surnommeront les troupes de la «France, enfin libre».

Au casting, on retrouve Pierre Hancisse, de la Comédie-Française (Le Jeune Docteur), Christophe Odent (Fernand De Brinon), Julie Debazac (La Secrétaire De Brinon), Bernard Blancan (Joseph Darnand), Thomas Chabrol (Jean Luchaire)…

Rédigé par Jeremy

Publié dans #ARTE, #Actu TV

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