"Sigmund Freud, un juif sans Dieu", portrait intime du père de la psychanalyse diffusé ce soir sur ARTE (vidéo)

Publié le 6 Avril 2020

Ce lundi 6 avril à 22h35, ARTE diffusera "Sigmund Freud, un juif sans Dieu", un portrait intime du père de la psychanalyse signé David Teboul et avec les voix d'Isabelle Huppert, Mathieu Amalric, Denis Podalydès, Jeanne Balibar, Catherine Deneuve, Sandrine Kiberlain et Micha Lescot.

n père et sa fille, Sigmund Freud et Anna, née la même année que la psychanalyse ; il avait 40 ans. Ce documentaire est l’histoire de leur « correspondance », soit le portrait de Freud en ‘père’ … de la psychanalyse et de cette fille, pas voulue, pas la plus belle, qui ne fut pas la préférée mais qui aura trouvé sa place dans l’histoire paternelle de la psychanalyse. Vie et mort de Sigmund Freud.

Plus de quatre-vingts ans après sa disparition le 23 septembre 1939 à Londres, Sigmund Freud hante encore le siècle nouveau, figure iconique et demi-dieu sans dieu. Pour évoquer l’homme, plus méconnu qu’il n’y paraît derrière la barbe taillée et le regard pénétrant du médecin viennois du 19 Berggasse, David Teboul a simplement choisi de faire entendre sa voix ‒ et celle de ses proches ‒, au travers de sa correspondance, à laquelle ce grand épistolier consacrait quelque trois heures chaque jour. Dans ses lettres, cet enfant de la Mitteleuropa, né en 1856 à Freiberg en Moravie, se raconte avec une sensible élégance et délivre sa pensée, fluide et lumineuse, composant le portrait d’un homme et d’un penseur indissociablement liés. Lequel se donnera tout entier à l’œuvre d’une vie : la psychanalyse et l’essor de son mouvement, depuis le texte fondateur L’interprétation des rêves. Au fil de son récit, Sigmund Freud dévoile la construction de sa psyché, le rapport complexe au père, l’amour de la mère, l’éblouissement de l’enfant aussi, qui découvre, dans la Bible de Philippson, la saga égyptienne de Moïse, et la complicité sans faille avec sa fille Anna.
 
En immersion dans son époque, le film invite au cœur de l’intimité de Freud, entre enthousiasmes et abattements, succès et échecs, amitiés intenses ‒ de Wilhelm Fliess à Carl Gustav Jung et de Lou Andreas-Salomé à Marie Bonaparte ‒ et déceptions. Il révèle aussi un père de famille aimant, que les femmes de sa vie, l’épouse Martha, mais surtout Anna, née avec la psychanalyse, cherchent à protéger. Déroulant un flux hypnotique d’archives ‒ dont les rares et touchantes images de lui ‒, David Teboul (Bardot, la méprise) s’inspire du processus de libre association pour suggérer les événements qui ont jalonné son épopée intellectuelle.

Fragments d’histoire et scènes quotidiennes infusent le film, réminiscences oniriques qui rendent Freud étrangement proche et attachant, puissant et vulnérable. Raconter Freud, Anna et les autres avec leurs mots, c’est aujourd’hui faire entendre des voix de cinéma. C’est aussi ça le transfert. Matthieu Amalric, la pensée de Freud, Isabelle Huppert le romanesque d’Anna, Catherine Deneuve la puissance de la princesse Marie Bonaparte et Denis Podalydés qui raconte cette épopée intellectuelle aux allures de grand roman familial.

 

Rédigé par Sarah

Publié dans #Actu TV, #ARTE

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