Non Elucidé se penche sur l'affaire Michèle Gillet sur France 2

Publié le 3 Mars 2013

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Ce dimanche à 22h45, Arnaud Poivre d'Arvor, avec la participation de Jean-Marc Bloch, présentera sur France 2 un nouveau numéro de  "Non élucidé", un magazine qui se propose de revenir sur ces enquêtes criminelles restées dans l'impasse. Chaque épisode raconte ainsi une affaire non résolue en revenant en détail sur toutes les zones d’ombre, en pointant toutes les questions restées sans réponse dans l’espoir de rouvrir des pistes abandonnées voire de soulever de nouvelles hypothèses.

En étroite collaboration avec l'ensemble des protagonistes des affaires sélectionnées (services de police ou de gendarmerie, magistrats, avocats, parties civiles, etc.), "Non élucidé" décrypte les différentes étapes de l’enquête criminelle permettant ainsi aux téléspectateurs de mettre leurs pas dans ceux des enquêteurs.

Le numéro de ce dimanche porte sur l'affaire Michèle Gillet : Le matin du 1er septembre 1998, le corps sans vie de Michèle Gillet, 46 ans, est découvert sur la terrasse de sa maison d’Isle, petite commune de Dordogne. Son meurtrier ne lui a laissé aucune chance. Elle a le crâne fracassé et son cou porte une marque de strangulation. Tout à côté du cadavre, un seau est rempli d’une eau pleine de sang.

Pour débuter leur enquête, les gendarmes n’ont pas d’élément exploitable. L’objet contondant qui a servi à porter les coups reste introuvable. Les investigations se  concentrent alors sur l’entourage de la victime. Qui pouvait en vouloir à Michèle Gillet pour s’acharner à la faire mourir ?

Depuis le départ de ses trois grands enfants, elle vivait seule avec son chien et son chat, dans la maison que lui disputait son ex-mari. Dans le village, Michèle Gillet était connue pour être une « femme généreuse ». Avec affection, ses proches la surnommaient « Miquette ». En poursuivant leur enquête de voisinage, les gendarmes vont s’intéresser à Pascal Labarre, un peintre en bâtiment de 33 ans, qui dit venir chez « Miquette » de temps en temps pour lui rendre de menus services….

Sixième d’une fratrie de neuf enfants, le jeune homme est décrit comme « fragile ».Très vite, il fait figure de « coupable idéal » aux yeux des enquêteurs. Placé en garde-à-vue en Janvier 1999, il passe aux aveux : il est l’amant de « Miquette » qu’il a tuée dans un « acte de folie » parce qu’elle voulait rompre. Il dit l’avoir frappée avec le pied du parasol puis l’avoir étranglée avec ses propres lacets avant de plonger sa tête ensanglantée dans le seau d’eau. Incarcéré, il se rétracte aussitôt et clame son innocence.

Le 30 novembre 2003 à Périgueux, sur la base de ses seuls aveux, Pascal Labarre est condamné à 20 ans de réclusion criminelle. Avec le soutien indéfectible de sa famille qui collecte des fonds pour s’offrir les services d’un détective privé, Pascal Labarre prépare sa défense. La contre-enquête est lancée. Roland Agret, Président de l’association « Action Justice », hurle à l’erreur judiciaire. Le 9 juin 2003, la cour d’assises d’appel de Bordeaux acquitte Pascal Labarre.

Après quatre ans et demi de détention, il veut que la vérité soit faîte sur le meurtre de Michèle Gillet, pour trouver le vrai coupable et être définitivement innocenté. Le meurtrier de Michèle Gillet n’a toujours pas été identifié et l’affaire demeure non élucidée.



Crédit photo : France 2 / Eric Vernazobrès

 

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Rédigé par Jeremy

Publié dans #Actualité TV

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