Soirée spéciale Drogue Connections dans "Special Investigation" ce soir sur Canal+

Publié le 3 Juin 2013

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Ce lundi à partir de 20h55, Stéphane Haumant nous proposera sur Canal+ dans "Spécial Investigation" une soirée spéciale "Drogue Connections.

PARIS/MEDELLIN : SUR LA ROUTE DE LA COKE
Une enquête de Thierry Gaytan
Une filière de drogue infiltrée de bout en bout. Pour la première fois, un journaliste suit, de l’intérieur, le parcours de la cocaïne de son lieu de production, dans la jungle colombienne, jusqu’à son lieu de consommation, une boîte de nuit des Champs-Elysées.

Tout commence en Colombie, près de Medellin, où vivent les plus gros trafiquants. Des paysans cultivent en cachette la coca (la feuille qui sert de matière première à la fabrication de la drogue) et la transforment en poudre dans un laboratoire de fortune, en réalisant une invraisemblable tambouille chimique. Ils vendent leur production à des intermédiaires comme Chico, jeune homme défoncé en permanence, complètement parano, qui vit un pistolet à la main, prêt à dégainer à la moindre contrariété. Une fois conditionné en paquets de un kilo, le produit est acheminé jusqu’à la côte vénézuélienne, pour être exporté vers l’Europe. La cargaison est débarquée à Barcelone, en Espagne, où les dealers français viennent s’approvisionner. Une fois la transaction effectuée, ils remontent sur Paris, pour vendre les doses au détail…

Naguère drogue de riche, la cocaïne s’est démocratisée. A 80 euros le gramme, elle est aujourd’hui devenue un produit banal. Son commerce souterrain, très structuré, suit les flux classiques de l’économie mondialisée : production au Sud, consommation au Nord. Mais cette chaîne commerciale génère aussi des effets secondaires dramatiques chez les vendeurs, comme chez les acheteurs : violence, addiction et vies détruites.

Pour SPECIAL INVESTIGATION, le reporter franco-colombien Thierry Gaytan nous entraîne, grâce à ses contacts, dans un périple inédit, au coeur de l’un des trafics les plus dangereux de la planète.


DROGUE : LA GUERRE PERDUE
Une enquête de Cosmo Mellen et Fernando Andrade
Depuis 40 ans, les Nations Unies ont englouti mille milliards de dollars dans la lutte contre le trafic de drogues. Malgré cela, le marché continue de générer 30 milliards de dollars par an. La consommation ne baisse pas, les prisons sont pleines et le crime organisé, qui contrôle les filières, en tire des profits colossaux. Plusieurs chefs d’Etats en pointe dans la guerre contre la drogue avouent aujourd’hui leur sentiment d’échec.

Bill Clinton et Jimmy Carter (anciens présidents américains), César Gaviria et Juan Manuel Santos (deux présidents colombiens, dont l’actuel), Ernesto Zedillo (ancien président mexicain) et Fernando Cardoso (ancien président brésilien) plaident pour une nouvelle approche… iconoclaste.

Selon eux, il faudrait commencer à réfléchir à un système de contrôle de la drogue par les Etats eux-mêmes - au même titre que l’alcool, les armes ou le jeu.
Une telle initiative permettrait, disent-ils, de faire rentrer des taxes dans les caisses de tous les pays, en asséchant les revenus du crime organisé.

Mais les opinions publiques ne sont pas prêtes pour une telle révolution. Et de nombreux autres dirigeants considèrent que la légalisation des stupéfiants aurait un effet pervers dévastateur : l’explosion incontrôlable de la consommation.

Cette enquête, menée dans une dizaine de pays en Amérique du Nord, du Sud ainsi qu’en Europe (Suisse, Pays-Bas et Portugal) brise un tabou et devrait faire débat.

Crédit photo : Philippe Mazzoni / Canal+

Rédigé par Jeremy

Publié dans #Actualité TV

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