Stalingrad: les héroïnes cachées de l'Armée rouge dans L'Ombre d'un doute sur France 3

Publié le 13 Mars 2013

ombre-doute-f3_gael-kerbaol.jpgCe mercredi à partir de 23h15, Franck Ferrand présentera sur France 3 avec Clémentine Portier-Kaltenbach, Christophe Bourseiller et Stéphanie Coudurier un nouveau numéro du magazine "L'ombre d'un doute" qui s'intéressera cette fois à Stalingrad: les héroïnes cachées de l'Armée rouge.

Les femmes combattantes de l’armée russe pendant la seconde guerre mondiale : un phénomène militaire quasiment inconnu des occidentaux, voire tabou… Fiction, propagande ou réalité ? On parle d’un million de jeunes femmes soviétiques qui auraient combattu. La réalité serait plutôt de 520.000 femmes engagées sur le front.
 
Pour L’Ombre d’un doute nous sommes partis sur les traces des héroïnes cachées de l’Armée Rouge. Nous sommes allés à l’école de « snipeuses » de Podolsk, à la maison des officiers d’Engels où ont été formés les régiments féminins, nous sommes retournés également sur les lieux de mémoire de la bataille de Stalingrad.
Nous avons rencontré les dernières survivantes, ces héroïnes obscures, qui nous ont livré leurs souvenirs de combattantes…
 
C’est dans l’aviation que les femmes vont se distinguer de la manière la plus spectaculaire. Devant les pertes catastrophiques de l’armée de l’air soviétique au cours de l’été 41, l’histoire raconte que Marina Raskova obtiendra l’accord de Staline pour composer 3 régiments d’aviation féminins uniques au monde ! Les aviatrices du 588e régiment, formé par la jeune femme, entrèrent dans la légende sous le nom des Sorcières de la nuit. Les Allemands les surnommèrent ainsi car elles volaient vers leurs objectifs en rase-mottes puis au dernier moment, prenaient de l’altitude avant de couper leur moteur et piquer sur leur cible. Lorsque les Allemands entendaient le sifflement caractéristique du vent dans les haubans des biplans, il était déjà trop tard. Le modèle de la femme combattante a été abondamment utilisé par la propagande soviétique pendant la guerre. Leur histoire a aujourd’hui sombré dans l’oubli. Le sort réservé à la postérité de l’aviatrice Lily Litvyak est à ce titre éloquent. Sa disparition au combat le 1er août 1943 ne cache pas en fait une mise à l’écart opportune alors que des rumeurs persistantes laissent entendre qu’elle a survécu, fut prisonnière des Allemands, et aurait fini sa vie dans l’anonymat, certains disent même au Goulag.

Nina Raspopova, l'une des sorcières de la nuit, aurait reconnu Lily Litvyak dans une émission suisse retransmise en Russie à l’occasion du 55e anniversaire de la victoire. Elle était présentée comme une femme d'origine russe, ayant 3 enfants, ancienne pilote de guerre soviétique, 2 fois blessée aux combats, vivant désormais loin de sa Patrie. Depuis le mystère plane en Russie…

 

Crédit photo : Gaël Kerbaol / FTV

Rédigé par Sarah

Publié dans #Actualité TV

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