Il y a une semaine, j’avais la chance d’être en congés, devant ma télé, pour voir l’évènement du siècle (!!!) mobilisant plus de 3.00 policiers et des centaines de journalistes : Le passage de la flamme Olympique à Paris. Pauvre flamme. Elle demandait juste à parcourir tranquillement une vingtaine de kilomètres dans la capitale. On a vu le résultat ! Ou plutôt, on a rien vu. Des plans de loin, une caméra qui tente de suivre les mouvements de la torche… un cafouillage total. Un évènement comme les médias les aiment. Vous imaginez, un cocktail de sport, politiques, bagarre, people tout cela à Paris ! Quel gâchis ! Sport et politique ne font pas bon ménage.
Ce jour là un incident ma particulièrement atterré et je ne le comprends toujours pas. L’expulsion, de la remorque des journalistes précédant la flamme, d’un reporter de France 2 (la chaîne publique !) par la police française, dénoncé par des journalistes chinois, au motif que le reporter les filmait eux et pas la flamme. Vous avez sûrement déjà vu cette séquence sur le net. Dans quel pays sommes nous ? Ce pays où la police française est aux ordres des chinois. Les jeux olympiques sont universels. Leur symbole : la flamme l’est aussi. Elle n’appartient pas aux chinois. De quel droit gèrent-ils son déplacement dans les autres pays ? Est-ce que quelqu’un sait si cela a toujours été comme cela ? Le pays organisateur dictait-il sa loi aux pays recevant la flamme sur leur sol ?
Cet incident est pour moi révélateur du fossé qu’il existe entre notre monde occidental et le monde chinois. Révélateur de la chance que nous avons d’avoir des média libres. Certes tout n’est pas rose et les lobbying et pressions existent, mais qu’il est bon de pouvoir rire des critiques politiques des Guignols, de lire Charlie Hebdo, de voir des enquête sur le fonctionnement de notre police… et bon de pouvoir écrire ce texte et le publier.
Crédit photo : DR

Ce matin, flash-back dans ma
voiture, j’allume mon autoradio et l’espace de 3 secondes est apparu sur l’écran « Europe 2 », avant de céder la place à « Virgin Radio ». Ah nostalgie, quand tu nous tiens.
De la part de Lagardère,
propriétaire de « Europe 2 », changer de nom pour gagner des parts de marché, faut oser le faire. De la part de Branson, mettre sa marque du jour au lendemain sur une radio nationale et une
chaîne de la TNT faut arriver à le faire.
Peut-être, parce que ce groupe
aime se lancer avec un maximum d’atouts dans des marchés saturés et jouer le rôle d’outsider. Que ce soit en téléphonie ou dans le cola, « Virgin » aime bousculer les hiérarchies du marché.
L’objectif de Lagardère est de faire de cette marque un leader sur les radios musicales et sur la TNT. C’est loin d’être gagné, le pari est audacieux et Branson aime ça. C’est peut-être ça la
philosophie « Virgin » : l’audace.
De son coté, Lagardère a
compris qu’avec la multitude des moyens de diffusion, la manne publicitaire va de plus en plus se diviser entre les différents acteurs et diffuseurs. A ce moment là, seules les marques fortes et
présentes sur les différents supports pourront attirer assez d’argent pour survivre. Une marque forte en France mais aussi dans le monde. Les enjeux dépassent les frontières. Un asiatique à
plus de chance de tomber sur un site internet de la marque « Virgin » que de la marque « Europe 2 ». Le nom « Virgin » est connu et exportable dans le monde. L’auditeur/spectateur sera d’abord
attiré par le nom avant le contenu. La marque devient l’atout publicitaire. On se branche sur « Virgin » pour y trouver un esprit (même si perso, je le trouve flou). Mais attention de ne pas se
louper, car si le contenu est mauvais, le nom ne sera pas longtemps un atout. De plus, même si les différentes activités n’ont que leur nom en commun, la défaillance de l’une peut toucher les
autres. Si demain un avion « Virgin » s’écrase ou si « Virgin Mobile » fait faillite, c’est toutes les images des entreprises au nom de « Virgin » qui en pâtiraient. Au fait savez-vous si « Virgin
cola » existe toujours en France ?
Fabrice vous propose comme
à son habitude un nouveau billet d'humeur sur l'actualité de ces derniers jours : la chaîne Babyfirst et le débat "Faut-il interdire aux tous petits de regarder la télévision
?...
Fabrice vous propose comme à son habitude
un nouveau billet d'humeur sur l'actualité de ces derniers jours : le couple Sarkozy...
Il est de ces mystères dont nous n'avons aucune
explication ni scientifique ni raisonnable. Je voudrai vous parler du «Mystère France 2» que j'appellerai le «Syndrome France 2». Je m'explique, ça va être clair pour vous. Prenez un programme et
diffusez le sur TF1 et sur France 2, en même temps ou en décalé, qu'importe, le résultat sera toujours le même. TF1 fera une meilleure audience.
J’ai reçu une belle boite.

Aujourd’hui grâce aux médias tout le monde peut avoir son heure de gloire. Lancée dans les années 90 sur les radios des 15-25 ans, la libre antenne touche maintenant les généralistes sous le nom de « talk show » ou de « les auditeurs ont la parole ». Avec un ton plus sérieux, ces émissions n’en reste pas moins aussi creuses que celles des adolescents.
Si le foot traverse une crise de violence dans les stades, tout va bien au niveau média. A quelques semaines des nouvelles attributions des droits d’images de la Ligue 2 et dans un an de la ligue 1, les chaînes préparent leurs stratégies offensives. 



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