Quartiers sensibles : le vrai visage des nouveaux ghettos dans Zone Interdite sur M6

Publié le 12 Avril 2015

Wendy Bouchard (Crédit photo : Marie Etchegoven/M6)

Wendy Bouchard (Crédit photo : Marie Etchegoven/M6)

Ce soir dans Zone interdite sur M6 à 20h40 Wendy Bouchard proposera un reportage qui aura pour sujet Quartiers sensibles : le vrai visage des nouveaux ghettos

En janvier dernier, Manuel Valls a dénoncé l'existence d'un apartheid territorial, social et ethnique en France. Des zones dans lesquelles les habitants vivraient dans une grande pauvreté, repliés sur leurs communautés.

Nous avons installé nos caméras à Roubaix où le taux de chômage est l'un des plus forts de France, mais aussi aux Mureaux en banlieue parisienne. De grands ensembles y ont été créés dans les années 1960 à proximité de l'usine Renault-Flins. Des quartiers minés par la misère et parfois le trafic, mais auxquels leurs habitants restent farouchement attachés. Se sentant abandonnés par la République, se défiant des institutions, certains créent leurs propres systèmes d'entraide, souvent au travers de communautés ethniques ou religieuses.

Femmes africaines qui se mobilisent pour apprendre la langue française à leurs enfants, solidarité économique entre voisins d'une même rue, débrouille et système D permettant d'adoucir le quotidien, mais où commence le repli communautaire ? Lassés par la discrimination à l'embauche, certains entrepreneurs d'origine maghrébine recrutent aujourd'hui ouvertement au sein de leur communauté. Les jeunes diplômés qu'ils embauchent n'avaient souvent jamais été convoqués à un entretien à cause de la consonance étrangère de leurs noms.

Le visage de certains quartiers change ainsi au fur et à mesure que les populations cessent de s'y mélanger. Faute de clients, les charcutiers désertent les marchés et des commerces cessent de vendre de l'alcool. Des mutations qui provoquent inquiétudes et crispations et font le lit de l'extrême droite.

Dans ce tourbillon de précarité, nous avons aussi rencontré des enfants perdus, sans repère, aux portes de la délinquance. À l'origine de leur dérive : le décrochage scolaire souvent, et aussi l'absence d'un père. Car dans ces quartiers sensibles, plus d'une famille sur cinq est monoparentale.

Rédigé par Le Zapping du PAF

Publié dans #M6, #Zone Interdite

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