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"En prison pour rien" au sommaire du Monde en Face ce soir sur France 5

Marina Carrère d'Encausse (Crédit photo : Nathalie Guyon / FTV)

Marina Carrère d'Encausse (Crédit photo : Nathalie Guyon / FTV)

Ce mardi à partir de 20h55, les téléspectateurs de France 5 pourront retrouver Marina Carrère d’Encausse aux commandes d’un nouveau numéro de magazine « Le Monde en Face» avec au sommaire "En prison pour rien" un film de Florence Kieffer et produit par Phare Ouest Productions avec la participation de France Télévisions.

En France, sur une population carcérale d’environ 70 000 détenus, près de 30% sont des « prévenus », autrement dit des personnes en détention provisoire. Soupçonnés d’avoir commis un crime ou un délit, elles sont incarcérées pendant l’instruction de l’affaire.

Chaque année, des citoyens innocents sont incarcérés à tort pendant des jours, des semaines voire des mois, avant d’être libérés sans même être jugés car la justice, entre-temps, s’est rendue compte de son erreur.

Ainsi, en 2015, 576 personnes ont bénéficié d’un non-lieu après avoir été incarcérées. D’autres innocents restent détenus jusqu’à leur procès... où la justice les libère après les avoir acquittés.

De nombreux anonymes, dont le calvaire n’est pas médiatisé, connaissent l’injustice de la justice. Ces innocents sont jetés en prison pour des délits qui vont de la simple escroquerie au crime de sang, en passant par le braquage ou l’agression sexuelle. Durée moyenne de leur incarcération : sept mois. Certes, ils recouvrent un jour leur liberté, mais leur incarcération, quelle que soit sa durée, laisse des traces inoubliables. Même après avoir été innocentés, les victimes d’incarcération abusive restent à perpétuité des « mis en cause ».

Ce documentaire donne la parole à quatre victimes incarcérées à tort pour des crimes qu’elles n’ont pas commis afin d’essayer de comprendre ce qu’elles ont vécu mais aussi les dysfonctionnements de notre système judiciaire.

En novembre 2016, Eric, 43 ans, professeur des écoles, marié et père de quatre enfants, a été accusé de viol sur une fillette de quatre ans. Mis hors de cause par des expertises ADN, il se bat toujours pour obtenir un non-lieu. Eric a passé 126 jours en prison, un calvaire quand on est soupçonné de crime sexuel sur mineur.

Alain a passé 180 jours derrière les barreaux  pour trafic de drogue et blanchiment d’argent. Après sa libération il lui fallu plus de trois longues années pour enfin être relaxé. Son entreprise a fait faillite, son nom sali, il n’a jamais pu retravailler normalement.

Christian, artisan breton, soupçonné dans une affaire de braquage, a été emprisonné pendant deux semaines mais il est resté plus de cinq ans ans sous contrôle judiciaire avec l'interdiction de quitter son département. Il a finalement été relaxé.

Malek, psychiatre, a été  accusé de trafic de faux papiers en bande organisée et aide au séjour. Il a passé 45 jours à la prison des Baumettes à Marseille. Ce n’est que cinq ans plus tard que la Justice a reconnu son erreur mais l’homme est resté brisé par son incarcération.

Après la diffusion du documentaire, Marina Carrère d'Encausse propose un débat qui reviendra sur les conditions dans lesquelles de tels errements judiciaires peuvent se produire. Quels sont les droits des personnes mises en examen ? Quel est le quotidien des magistrats qui décident de la privation de liberté ? Comment la loi définit elle à partir de quel moment et dans quelles conditions pour les nécessités de l’enquête seule une incarcération préventive est nécessaire ? Quelle est la définition d’une erreur judiciaire ? Quels sont les recours contre une incarcération abusive ?

En plateau quatre invités dont Yves Charpenel, premier avocat général à la Cour de cassation, chargé des affaires dans lesquelles des innocents injustement mis en examen et pousuivis font des demandes d'indemnisation, Eric Peclet, témoin dans le documentaire qui parlera, notamment de l'avancée de son dossier.

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Guichard 11/09/2018 22:45

Moi qui avait confiance en la justice là c’est un vrai drame ce qui est arrivé à cet enseignant évidemment non coupable,alors que la justice sait qui est le coupable et que la petite fille vit encore dans son milieu familiale,que fait notre justice pour la protéger alors qu’ Il y a les preuves ADN.
Innocentez cet enseignant complètement brisé ainsi que son épouse,ses enfants et surtout convoquez le vrai coupable,faites votre métier sérieusement et présentez vos excuses à cet homme que vous savez innocent.