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Un portrait de Jane Birkin diffusé le 1er novembre sur ARTE (vidéo)

Un portrait de Jane Birkin diffusé le 1er novembre sur ARTE (vidéo)

Le vendredi 1er novembre à 22h30, ARTE diffusera "Jane Birkin, simple icône", un documentaire inédit de Clélia Cohen corrodait par ARTE France et Agat Films Et Cie.

Avec ses yeux rêveurs, sa silhouette androgyne et son panier en osier, Jane Birkin a conquis le cœur de Gainsbourg et des Français. Grâce à une mine d’archives, un portrait kaléidoscopique d’une héroïne pop aux multiples facettes.

Sa longue frange, son accent british et son couple avec Serge Gainsbourg dans les années 1970 ont marqué les imaginaires. À la fois actrice et mère, muse et militante, chanteuse et sex-symbol, Jane Birkin a traversé les époques depuis cinquante ans avec un panache qui l’a érigée au rang d’icône. Enfant du baby-boom, elle tient de sa mère, l’actrice anglaise Judy Campbell, sa passion pour la comédie. Si à la vingtaine elle enchaîne les petits rôles dans le Swinging London des années 1960, c’est plus tard, à Paris, fraîchement divorcée d’un John Barry infidèle, qu’elle connait le succès. En 1968, à la faveur d’une rencontre avec Serge Gainsbourg sur le tournage de Slogan, la jeune Jane scelle son destin. Ensemble, ils incarnent un couple mythique. Elle lui inspire ses plus grandes chansons, il l’amène à faire de sa silhouette de “demi-garçon”, quolibet de ses jeunes années, un modèle de féminité. Mais quand Gainsbourg laisse place à “Gainsbarre”, son double destructeur, Jane Birkin s’émancipe, et avec elle son personnage de baby doll. Dans les années 1980, elle passe des comédies populaires au cinéma d’auteur. Dirigée par Varda, Tavernier ou encore Doillon, elle laisse filtrer une mélancolie à fleur de peau. Sur les planches, en chanson, d’un côté ou l’autre de la caméra, ou sur le pavé, “Jane” cumule les batailles (pour les droits civiques, la lutte contre le sida, l’écologie…), en infatigable exploratrice de la liberté.

Tout en archives, ce documentaire montre comment Jane Birkin, d’abord indissociable de Gainsbourg, n’a cessé de se réinventer au fil du temps, multipliant les rôles. De scènes de vie en sessions d’enregistrements, d’extraits de films en interviews, où l’actrice et chanteuse révèle son espièglerie, la réalisatrice Clélia Cohen éclaire les multiples visages de l’intemporelle Jane B. : enfant fragile, Lolita à Pygmalion, mère bohème, actrice accomplie, chanteuse affirmée ou femme militante. Un portrait exaltant de celle qui a arraché avec les dents du bonheur son statut d’icône, entre candeur et audace, timidité et impudeur.

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