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Un portrait de Bryan Ferry diffusé ce vendredi sur ARTE

Un portrait de Bryan Ferry diffusé ce  vendredi sur ARTE

Ce vendredi à 22h25, ARTE diffusera "Bryan Ferry : Don't stop the music", un documentaire réalisé par Catherine Ulmer Lopez et écrit par Catherine Ulmer Lopez et Jean-Daniel Beauvallet.

Au début des années 1970 avec son groupe mythique Roxy Music, le dandy Bryan Ferry a traversé au sommet cinquante ans de pop British. Retour sur la carrière du rocker chic.

Depuis un demi-siècle, il promène son timbre de velours irrésistible, sa silhouette de dandy anglais et ses mélodies chaloupées, qui balancent au sommet des charts. Mèche désinvolte, regard gris et sex-appeal contenu, Bryan Ferry reste, à côté du flamboyant Bowie, l’autre icône du Glam rock, genre émergé d’outre-Manche à l’aube des années 1970, entre les mouvements hippie et punk. Brûlant d’énergie pure et d’audace synthé instillée par Brian Eno avec son groupe Roxy Music − dont les pochettes cultes aux pin-up provocantes affolent les fans −, ce fils d’un paysan devenu mineur du nord de l’Angleterre, passé par les Beaux-Arts de Newcastle, électrise la scène British avec un rock décadent, haletant et stylé, dont le futurisme se mâtine de romantisme.

Des magnétiques “Do the Strand” et “Love Is the Drug” au sensuel “Avalon” en passant par “Jealous Guy” ou “Slave to Love”, le chanteur et pianiste à la classe insolente se pose, en solo, en crooner de charme. Traversant les modes avec une élégance absolue, cet amateur d’art, de cyclisme et de jazz, inspiré par Marcel Duchamp et Billie Holiday, n’a cessé de se réinventer, éminence pop désormais entrée dans la légende.

Au travers du récit sincère de sa vie par Bryan Ferry lui-même, lequel considère la musique comme un art total, ce documentaire retrace le parcours du gentleman rocker grandi dans l’Angleterre ouvrière de l’après-guerre. Enfant du Swinging London et de ses outrances autant que star sacrée des eighties, cet esthète avant-gardiste, revenu des addictions et des honneurs, séduit par sa simplicité, louant sa “chance” en leitmotiv : famille aimante, mentor stimulant (l’artiste Richard Hamilton), succès précoces...

Au rythme envoûtant de ses concerts – et d’une séquence drolatique où l’icône joue son rôle dans la série Petit déjeuner compris avec Marie- Christine Barrault −, cette épopée rock raconte aussi l’esprit de la pop British, qui infuse encore des groupes comme Franz Ferdinand ou même les canadien Arcade Fire.

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