Par Jeremy
Dans un communiqué, M6 annonce la déprogrammation ce dimanche à 22h50 du magazine "Enquête exclusive" qui sera donc remplacé en raison de l'actualité par une édition spéciale de Zone Interdite consacré aux derniers jours de Chantal Sébire et présentée par Mélissa
Theuriau.
La journaliste recevra en exclusivité Virginie Letellier, la fille aînée de Chantal Sébire, qui ne s’est pas exprimée depuis le décès de sa mère.
Mais ce numéro spécial sera aussi surtout l'occasion de la diffusion d'un documentaire réalisé par Antoine Robin et Alex Badin puisqu'à la demande de Chantal Sébire, une équipe de
Zone Interdite était présente à ses cotés pendant ses quinze derniers jours, pour témoigner.
Nous avons accompagné Chantal Sébire au jour le jour, dans son petit appartement de Plombières-les-Dijon mais aussi lors de sa dernière sortie pour se rendre au tribunal et lors de sa rencontre
avec les représentants de l’association pour le droit à mourir dans la dignité. Nous avons rencontré ceux qui chaque jour ont partagé son épreuve, sa fille Virginie et son médecin, le docteur
Emmanuel Debost. Au fil des heures c’est une relation intime qui s’est nouée entre Chantal Sébire et l’équipe de tournage. Elle oublie parfois la présence de la caméra, parfois elle l’interpelle,
parfaitement consciente du témoignage qu’elle veut laisser. Chantal est en colère contre la justice et les responsables politiques, Chantal lutte contre la douleur qui soudain la terrasse. C’est
aussi une femme qui aime passionnément la vie et qui profite jusqu’au bout d’instants de bonheur et de gaieté avec ses amis et ses enfants.
Cette institutrice de 52 ans, mère de trois enfants était atteinte depuis sept ans d’une tumeur incurable qui lui déformait le visage et la faisait terriblement souffrir. Chantal Sébire, forte
personnalité, se disait « violemment opposée au suicide » mais elle avait décidé en pleine conscience, de mener une ultime bataille : obtenir de la justice le droit à l’euthanasie. Un « droit » qui
lui a été finalement refusé, conformément à la loi française.
Chantal Sébire refusait les traitements anti-douleur comme la morphine qui disait-elle, l’aurait plongé dans un état comateux. Elle refusait également l’hospitalisation dans un service de soins
palliatifs. Elle voulait mourir, chez elle, au milieu des siens, en quelques minutes et quand elle l’aurait décidé. On sait aujourd’hui qu’elle a succombé à une dose mortelle de barbiturique. Une
enquête est en cours pour déterminer notamment comment Chantal Sébire a pu être en possession de ce produit.
Crédit photo : M6 / Eric Fougere
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