Ce dimanche
à 18h45 sur TF1, Harry Roselmack présentera un nouveau numéro de Sept
à Huit. Au programme de ce nouveau numéro : Faux coupable ?
Abdelkader Azzimani est sorti de prison le 12 janvier dernier. Il y a onze ans, il avait été condamné à 20 ans de réclusion, pour un fait qu'il a toujours nié. Tout commence à Lunel dans le sud de
la France, le 22 décembre 1997. Le corps d'Abdelaziz Jhilal un petit dealer de cannabis, est retrouvé lardé de 108 coups de couteau. Très vite, les gendarmes orientent l'enquête vers un règlement
de comptes entre trafiquants. Deux hommes sont alors arrêtés, Adderrahim Al Jabri et Abdelkader Azzimani, et condamnés par la cour de l'Hérault à 20 ans de réclusion pour meurtre. Une peine de
prison confirmée en appel mais requalifiée en complicité de meurtre à Perpignan. Dans l'affaire, tout semble reposer sur le témoignage d'un homme, retraité et alcoolique. Il n'y aucune preuve
matérielle, on a bien retrouvé des traces ADN mais elles n'appartiennent ni à Al Jabri ni à Azzimani. Selon leurs avocats qui ont déposé une demande de révision du procès, il existe d'autres
pistes qui n'ont pas été exploitées par les enquêteurs. Abdelkader Azzimani a reçu 7 à 8 en famille, il réclame plus que jamais justice. Enquête de Laurent BRIOT et Jérôme ALEXANDRE
La grande panne
A Grigny, dans l'Essonne au sud de Paris, entre quatre et cinq mille personnes vivent depuis au moins deux mois sans ascenseurs dans des immeubles de onze à quinze étages ! Les trente deux
ascenseurs de la cité de Grigny 2 ont été volontairement immobilisés les uns après les autres entre septembre et décembre dernier, à la suite de deux accidents successifs : la chute d'un ascenseur
et une rupture d'arbre de transmission. Depuis, pour tous les habitants, la vie est devenue infernale : ainsi, Marie-Claude, la dame handicapée du 11ème étage, n'est pas sortie de chez elle depuis
quatre mois ! Quant à son voisin du 4ème, Kamel, un père de famille, il ne peut plus déménager depuis l'arrêt des ascenseurs. Certains habitants menacent de ne plus payer leur loyer, mais le
quotidien s'organise : on monte les courses à pied, on se croise dans l'escalier, et Joël, le gardien, fait tout son possible pour que la vie continue... Reportage de Joël BRUANDET et Tony
CASABIANCA
Desendettés
C'est une procédure méconnue : si vous êtes endettés, vous pouvez dans certains cas faire effacer vos dettes ! Ainsi, 90 000 personnes en France ont déjà profité de cette possibilité très encadrée.
Après avis favorable de la Banque de France, les personnes qui parviennent à démontrer leur impossibilité à rembourser malgré leur bonne volonté, peuvent demander au juge d'instance d'effacer leur
dette. Il s'agit d'une décision judicaire prise après une audience. Bertrand AGUIRRE et Seddik CHETTAB ont suivi Rose et Catherine qui tentent toutes les deux de faire disparaître leurs dette :
Rose doit 5200 euros après s'être portée caution pour un locataire d'appartement qui n'a plus payé, mais elle ne gagne que 650 euros par mois ; Catherine, elle, une mère de famille divorcée, a
accumulé 40 000 euros de dettes. Elle s'est retrouvée piégée par des crédits à la consommation, à une époque où elle gagnait 900 euros par mois. Rose et Catherine parviendront-elles à faire effacer
leurs dettes ? L'équipe de " Sept à Huit " les a suivies jusqu'au jour de l'audience.
La meute
C'est la course de chiens de traîneaux la plus difficile au monde : plus de 1000 km, dans les Alpes, en dix étapes, parfois par moins vingt degrés, avec près de 10 000 mètres de dénivelé. Cette
course, " La Grande Odyssée ", vient de s'achever cette semaine. Jean-Marc, un Montpelliérain, y participait pour la première fois, avec ses 14 magnifiques chiens Huskies. Jean-Marc fait partie des
20 mushers, les conducteurs de traîneaux, qui viennent ici se mesurer dans ces grands espaces blancs. A travers les forêts, sur les pistes enneigées et escarpées, les chiens et les hommes doivent
éviter de nombreux pièges pour espérer rejoindre la ligne d'arrivée. " Sept à Huit " a embarqué sur leurs attelages. Reportage d'Amandine CHAMBELLAND et Aurèle ZIEGLER.
Le dernier souffle
Mars 1991. Méral Tuzun apprend que sa fille de 12 ans, Bérivan, est atteinte d'une maladie neuro-dégénérative rare et incurable. Alors, commence pour cette mère un combat acharné. Au bout de
14 ans, Bérivan est encore en vie mais en état de vie végétative. Pour le corps médical, son cas est un dilemme éthique. Car, même si son état ne laisse espérer aucune amélioration, elle
n'est pas en phase terminale de sa maladie. A-t-on le droit alors d'aider Bérivan à mourir ? Pendant plus de deux ans, les médecins vont se renvoyer la balle. Aucun hôpital de soins
palliatifs n'accepte de prendre en charge Bérivan, et seul un médecin acceptera de lui faire prodiguer des soins palliatifs à domicile. Le 10 avril 2007, Bérivan cesse d'être alimentée et hydratée.
Des sédatifs lui sont administrés pour l'endormir. Son corps résiste pourtant... Elle a une poussée de fièvre, son agonie est insupportable. Alors, Méral a un dernier geste d'amour et le 13 avril
2007, Bérivan cesse de souffrir enfin. Aujourd'hui, Méral Tuzun apporte par son témoignage sa contribution au débat sur l'euthanasie. C'est le portrait de la semaine, par Thierry DEMAIZIERE
et Cyril THEPENIER.