Par Jeremy
Cela aurait pu vous arriver. Ils s’appellent Guy, Henry, Jean, Roland, Pascal, André, Michael, Didier et Fabrice. Tous les huit ont été accusés d’un crime qu’en réalité ils n’avaient pas commis.
Chaque mercredi à 22h30 durant l'été, M6 raconte dans cette série-documentaire chacune de leur histoire dans "Accusé à tort", un magazine présenté par Nathalie Renoux.
La plupart d’entre eux ont connu la prison, des années d’enfermement pour rien. Ils ont eu beau crier leur innocence, ils n’ont pas été écoutés.
Aujourd’hui ils sont libres et pour la plupart ils ont bien du mal à se remettre de ce cauchemar judiciaire. Comment quelqu’un d’innocent peut-il se retrouver du jour au lendemain dans le box des
accusés ? Pourquoi, dans leur cas, tout les accusait ?
Pour le cinquième numéro "Accusé à tort" reviendra que l’affaire Pascal Labarre. Une mère de famille battue à mort retrouvée sur la terrasse de son domicile le 1er septembre 1998
à Lisle (Dordogne). Un prétendu amant qui fait des aveux précis et circonstanciés. Pascal Labarre a tout du coupable idéal. Ce peintre en bâtiment a d’ailleurs expliqué aux enquêteurs -sans
oublier le moindre détail- comment il avait tué Michèle Simon. Malgré ses rétractations, Pascal Labarre est condamné à vingt ans de prison en novembre 2002. Coupable aux yeux de tous, il décide
de jouer son va-tout en réclamant un second procès. Pour prouver son innocence, ce personnage facilement influençable, fragile psychologiquement, va devoir se battre contre son pire ennemi :
lui-même.
Accusé à tort est revenu sur les lieux de ce village de Dordogne, théâtre d’un mystérieux fait-divers. Pascal Labarre décrit l’emballement de cette machine judiciaire qui s’est acharnée
contre lui. Une affaire au final sans coupable. Et un sentiment d’injustice pour les enfants de la victime qui, douze ans plus tard, ne savent toujours pas qui a tué leur mère.
Crédit photo : Adjé Adjou / M6
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