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Changer de sexe à tout prix, documentaire inédit le 14 novembre sur M6

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Le mercredi 14 novembre à 22h30, M6 diffusera "Changer de sexe à tout prix", un documentaire d'Hélène Mourot.

Garçon ou fille, homme ou femme... Le genre à notre naissance est en général l'une des rares certitudes que nous ayons. C’est d'ailleurs l'une des premières questions que l'on pose aux parents : « garçon ou fille » ? Comme si, déjà, tout était dit… Or, dans quelques cas, rares, la nature joue des tours. Certains, depuis la petite enfance, sont persuadés de n'être pas nés dans le bon corps.

Il y a encore 30 ans, les homosexuels devaient se cacher et une partie du corps médical voulaient les « guérir ». De la même façon, il y a encore un an, la transsexualité était considérée comme une maladie mentale. Ce n'est plus le cas depuis un décret de mars 2010. Les transsexuels ne sont plus des malades psychiatriques mais entrent dans le cadre des ALD (affections longues durées), avec des traitements (hormones, opération, séances de psychiatrie) pris en charge par la sécurité sociale. En revanche pour obtenir leurs nouveaux papiers d'identité, c'est encore le parcours du combattant, un parcours long, 2 ans minimum, et humiliant.

Impossible de chiffrer le nombre de transsexuels en France. On estime qu'ils sont entre 40 000 et 60 000 selon les associations, mais ce n'est qu'une estimation très imprécise. Un tiers des transsexuels le seraient dans le sens « fille vers garçon » (FtM, female to male), 2/3 « garçon vers fille » (MtF, male to female). Tous ont pourtant un point commun qu'ils clament haut et fort : « Nous n'avons pas choisi d'être transsexuels, nous le subissons, personne ne choisirait cette vie-là par plaisir!! »

Qu'est-ce qu'être transsexuel de nos jours en France ? Comment vivent-ils au quotidien ? Comment passent-ils d'homme à femme, ou à l'inverse de femme à homme ? Par quelles opérations chirurgicales doivent-ils passer ? Comment leur famille, leur entourage, vivent-ils ce changement de sexe ? Est-ce dans la tête ou dans le corps ?

Pendant près d'un an, les caméras ont suivi au quotidien ces cinq personnalités incroyables, drôles et émouvantes, à qui la nature a joué des tours. Ils n'ont rien caché de leur quotidien et nous ont accepté pendant l'un des moments les plus forts de leur vie : celui où ils sont passés définitivement d'un sexe à l'autre, pour être enfin bien dans leur peau. Un film d'Hélène Mourot.

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C

Nous ne sommes pas des transsexuels mais des transgenres, car cela n'a rien à voir ni avec le sexe ni avec la sexualité. Le but n'est pas d'être dans le bon corps, mais d'être acceptée par cette
société hétéro normée où le genre est tellement important qu'on doit s'y soumettre coûte que coûte. Enfin nous ne subissons pas d'être transgenres. Ce que nous subissons c'est la discrimination
de la société envers les personnes qui ne se reconnaissent pas dans le genre qu'on leur a attribué à la naissance en fonction de leur sexe. Cette société qui impose que l'on soit stérile pour
oser changer de genre. Qui impose que des psychiatres jugent violemment de notre genre à notre place. Qui nous enlève le droit de travailler, le droit d'être aimées, le droit d'exister, en nous
qualifiant de personnes malades, anormales, perverses, et qui pousse 50 % des personnes transgenres vers le suicide puisqu'elles n'ont pas leur place dans cette société. Malheureusement plus de
30% y parviennent. Outre les chiffres du suicide, aucune population en France n'est plus mise à l'écart de la société que les personnes transgenres. Pourquoi alors que nous sommes si heureux et
heureuses lorsque notre cheminement personnel nous fait passer outre tous les stéréotypes de cette société ou le genre (et particulièrement le genre masculin) fait la loi, continuons nous à avoir
des comportements à risque, a accepter la discrimination comme une fatalité, à nous suicider. Parce que la société et l'état arrive à nous convaincre nous même que nous n'avons rien à faire ici,
que notre seule place est au bois de Boulogne ou entre quatre planche.


Je dit non, je suis un être humain comme tout le monde j'ai le droit de vivre dignement, sans me cacher, sans que l'on se moque de moi, sans que l'on me crache dessus , sans que l'on m'assassine,
j'ai le droit d'être reconnu par mes actes et mes paroles en dehors de toute considération de genre, j'ai le droit d'être fière de moi. Autant que les autres.


J'ai le droit de ne pas être montrée à la télé comme une bête curieuse dans des reportages hautement stigmatisant.


Claire
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