
Pour mieux comprendre comment le destin d’un homme peut
basculer le magazine "Coupable, non coupable" présenté par Nathalie Renoux propose, à travers le suivi d’un procès d’assises, de mieux comprendre comment la justice de notre pays est rendue.
Comment les jurés sont-ils choisis ? Comment sont-ils influencés ? Par qui ? Sur quels éléments jugent-ils ? Sont-ils indécis ? Leur avis évolue-t-il ? Peuvent-ils se tromper ? Comment prennent-ils
leur décision?
Pour son troisième numéro ce mercredi 14 octobre à 23h10, Coupable Non Coupable a suivi en juin dernier, devant les assises du Rhône, le procès de Jean-Paul Gournier, 50 ans, chirurgien
spécialisé dans les maladies cardio-vasculaires et accusé d’avoir tué ses parents en les empoisonnant.
Jean-Paul Gournier a déjà été jugé. C’était il y a un an presque jour pour jour, par la cour d’Assises de la Loire. À l’époque les jurés l’ont déclaré coupable et l’ont condamné à 25 ans de
réclusion criminelle. Comme le prévoit la loi, le chirurgien a fait appel de cette décision. Et c’est pour cela qu’il est rejugé.
Tout commence le 30 novembre 1999. Nous sommes à Saint Priest-en-Jarez, dans la banlieue de Saint-Etienne, les corps sans vie d’André et Geneviève Gournier, âgés respectivement de 74 ans et de 82
ans, avaient été retrouvés allongés sur le canapé et sur un fauteuil de la salle à manger de leur domicile. Les expertises toxicologiques avaient conclu que les décès étaient dus à la présence dans
leur sang d’une forte dose de curare, un produit anesthésiant souvent utilisé en chirurgie. Cette substance avait provoqué une paralysie musculaire suivie de la mort.
Selon l’Accusation, Jean-Paul Gournier, très endetté, voulait toucher en avance l’héritage de ses parents et leur a injecté le poison.
Pour la Défense, les époux Gournier se sont suicidés car ils ne supportaient pas la déchéance de la vieillesse.
Coupable Non Coupable : c’est ce que la justice doit déterminer.
Crédit photo : Adjé Adjou / M6