Par Jeremy

Ce dimanche à 22h45, Arnaud Poivre d'Arvor, avec la participation de Jean-Marc Bloch, présentera sur France 2 un nouveau numéro de "Non élucidé", un
magazine qui se propose de revenir sur ces enquêtes criminelles restées dans l'impasse. Chaque épisode raconte ainsi une affaire non résolue en revenant en détail sur toutes les zones d’ombre, en
pointant toutes les questions restées sans réponse dans l’espoir de rouvrir des pistes abandonnées voire de soulever de nouvelles hypothèses.
En étroite collaboration avec l'ensemble des protagonistes des affaires sélectionnées (services de police ou de gendarmerie, magistrats, avocats, parties civiles, etc.), "Non élucidé" décrypte
les différentes étapes de l’enquête criminelle permettant ainsi aux téléspectateurs de mettre leurs pas dans ceux des enquêteurs.
Le numéro de ce dimanche porte sur l’affaire Stéphane Dieterich : Le 5 juillet 1994, le corps d’un jeune étudiant est retrouvé dans un bois à la périphérie de Belfort. Stéphane
Dieterich a reçu 11 coups de couteau. Il n’y a aucune trace de lutte autour du cadavre, aucune trace de pneumatique de voiture au sol. Immédiatement, le légiste présent conclut que le meurtre n’a
pas eu lieu sur la scène de découverte du corps. La victime a été tuée autre part. Où a eu lieu l’agression ? Comment le corps a-t-il été transporté ? Pourquoi la victime a-t-elle été en partie
déshabillée ?
Stéphane avait 24 ans. Il était chez ses parents en attendant son départ en vacances. Il devait le lendemain du meurtre rejoindre Antibes en voiture avec Patrick, un copain de lycée. Le soir du
crime, à 22 heures, il dit à ses parents qu’il part pour retirer de l’argent et discuter avec Patrick. Et en fermant la porte, Stéphane précise bien à sa mère « je reviens dans un quart d’heure
».
L’enquête montre vite que Stéphane a bien retrouvé son ami et retiré 500 francs. Mais Patrick témoigne avoir conduit en voiture la victime à la fête foraine de Belfort. Stéphane lui aurait dit «
j’ai un truc à y faire à 22h30 ». Qu’est-ce que Stéphane voulait faire à la fête foraine ? Pourquoi est-il sorti en short et chemisette alors que ce soir-là un orage s’annonçait ? Pourquoi
Patrick n’a pas attendu son ami ? Patrick, le dernier à avoir vu la victime vivante, est placé en garde à vue puis mis en examen. Mais aucune preuve ne le confond. Il bénéficie très vite d’un non
lieu.
Deux mois après le meurtre, un individu se présente pour dire que Stéphane a été tué par erreur. « Je suis son sosie, c’est moi qu’on visait ». Les enquêteurs apprennent alors qu’un forain s’est
suicidé juste après avoir dit « j’ai fait une énorme connerie ». Comment et pourquoi Stéphane, jeune homme de bonne famille, serait-il entré en contact avec les forains de Besançon ? A-t-il
vraiment été à la foire ce soir-là ? Et si oui, avec qui avait-il rendez-vous ? L’enquête s’enlise dans toutes ces pistes toutes très vraisemblables. Les enquêteurs font alors des rapprochements
avec une série de meurtres dans l’Est de la France visant de jeunes homosexuels. Et si Stéphane était homosexuel ? Pourquoi ne parlait-il jamais de sa vie privée ? A-t-il été dans le petit bois
pour y faire des rencontres ? Sa vie était-elle si lisse qu’il n’y paraissait ? La famille remue ciel et terre depuis les faits pour connaître la vérité car de l’avis de tous, ce dossier peut
toujours aboutir.
Crédit photo : France 2 / Eric Vernazobrès
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