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Peur sur l’hôpital dans Hors Série

hors-serie-capa.jpgCe lundi spoir, France 3 proposera un nouveau numéro de "Hors série" dont le sujet sera "Peur sur l’hôpital".

Luna a 7 ans. Elle aurait pu être une petite fille comme toutes les autres, mais à 8 mois et demi, une erreur de diagnostic aux urgences a fait basculer sa vie et celle de sa maman.

Aujourd’hui Luna est handicapée à 90%, victime d’une grave méningite diagnostiquée 24 heures trop tard. Depuis 6 ans, sa mère se bat contre l’assureur de l’hôpital pour obtenir réparation.

Pour Anne 65 ans, ce n’était pas une urgence, mais une opération plutôt courante et programmée longtemps à l’avance. Atteinte d’un cancer au sein gauche, l’équipe chirurgicale s’est trompée de côté et a procédé à l’ablation du sein droit.

Cycliste de haut niveau, Maxime lui, n’avait pas encore 16 ans lorsqu’il fait une lourde chute à vélo entraînant une rupture de la rate. Arrivé à l’hôpital en urgence, il décède 48 heures plus tard. Erreur médicale ou fatalité ? Les parents réclament justice et vérité.

Priscillia, 29 ans, a elle aussi porté plainte pour homicide involontaire. Il y a deux ans, une infirmière a interverti deux médicaments, provoquant la mort de son père. Nous suivons le procès du côté de la victime, mais aussi du côté de l’infirmière.

Comment aujourd’hui, dans les établissements de santé français, une infirmière peut-elle encore se tromper de médicament ? Comment un chirurgien peut-il se tromper de côté à opérer sur une table d’opération ? Pourquoi les services d’urgences sont-ils autant exposés aux risques d’erreurs ? Quelle est la fréquence des erreurs médicales en France ?

Malgré la loi qui impose une totale transparence, impossible de savoir exactement combien de décès ou de complications graves seraient imputables à des erreurs ou à des fautes. Une seule étude existe, celle commanditée par le Ministère de la Santé en 2005. En extrapolant cette étude menée en Aquitaine, 350 000 à 460 000 « événements indésirables graves » surviennent chaque année dans les établissements de santé français. D’après les chercheurs, les marges de progrès en matière de sécurité sont pourtant importantes puisqu’un tiers d’entre eux seraient évitables. D’autres estiment même que l’on pourrait éviter de 10 000 à 30 000 morts par an suite à une erreur médicale.

C’est justement sur cette marge d’erreurs évitables que travaillent aujourd’hui de plus en plus de professionnels de la santé. Qu’ils s’inspirent de la sécurité mise en place dans l’aviation civile, qu’ils s’entraînent sur des patients-robots à rattraper l’erreur médicale plutôt que sur de vrais patients ou  qu’ils acceptent d’être visités à l’improviste par un faux patient qui va tester la sécurité de leur établissement… Ces professionnels savent que le risque zéro n’existe pas, mais cherchent à s’en rapprocher.

Crédit photo : Capa.
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