Par Sarah
Du Lundi au vendredi à 6h22, 7H55, 11H40, 13H25 et 22H10,
France Info propose à ses auditeurs « 5 jours à la une », un rendez-vous dans lequel un fait d’actualité est décliné du lundi au vendredi en 5 épisodes sous la forme d’une série de
reportages.
Ce rendez-vous a pour objectif d’aborder l’actualité par une immersion plus en profondeur des journalistes sur le terrain. Résultat : des portraits, des témoignages, des ambiances pour
appréhender l’information dans sa complexité et sa subtilité.
Le sujet cette semaine sera "Grèce : le temps de la survie".
Lundi 10 décembre 2012 : la baisse du niveau scolaire. Dans une société habituée aux établissements privés, les parents ne parviennent plus aujourd’hui à débourser les frais
d'inscriptions. Selon les enseignants, le niveau général s'en ressent déjà et certains décident d'offrir des cours gratuits et ce, malgré les chutes de revenus qu'ils doivent encaisser.
Enquête dans les lycées grecs.
Mardi 11 décembre : le système de santé en décrépitude. La sécurité sociale, 40% de la population en est privée. Quant aux hôpitaux, ils sont littéralement pris d’assaut. Alors
qu’auparavant l’ONG Médecins du Monde venait en aide quasi exclusivement aux migrants, ses médecins bénévoles répondent désormais aux besoins des nationaux, qu'ils soient atteints de
simples rhumes ou des pathologies plus graves. Reportage dans la ville de Perama en banlieue d'Athènes.
Mercredi 12 décembre : l’émergence du sport « low-cost ». Dans le pays inventeur des Jeux Olympiques même le sport plus n’a plus la primauté : les fédérations voient leurs budgets fondre, les
athlètes renoncent à de nombreuses compétitions internationales et les infrastructures ne sont plus entretenues. Une seule discipline tire son épingle du jeu : la course à pied. Les grecs ont
plus de temps libre. La course à pied ne coûte pas cher puisqu'une simple paire de basket suffit. Enfin, ce sport permet d'évacuer le stress et les soucis quotidiens causés par la crise.
Jeudi 13 décembre : la subsistance grecque.
Chômage qui frôle les 30%, allocations quasi-inexistantes, hausse des prix… Les plus démunis n’arrivent même plus à se nourrir et recourent aux innombrables soupes populaires qui rencontrent un
énorme succès un peu partout dans la région d’Athènes. Beaucoup sont offertes par l'Eglise orthodoxe, comme dans le quartier de Ano Patissia sur les hauteurs de la capitale.
Vendredi 14 décembre : la culture n'est plus une priorité. Festivals annulés, raréfaction des sponsors, fouilles archéologiques annulées, chute des effectifs des conservatoires… Cette désertion
de la culture est une des conséquences directes de la crise qui touche le pays. A tel point que même les collectionneurs se séparent de leurs œuvres. Ainsi, il y a deux semaines, une vente d'art
grec du 19ème et 20ème siècle a eu lieu chez Drouot à Paris, avec des pièces à prix bradés.
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