Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Tutelles : nos parents spoliés dans Hors série ce soir sur France 3

samuel-etienne-charlotte-schousboe_f3.jpg

Dans le cadre de la case "Hors Série", France 3 diffusera ce soir à 20h35 "Tutelles : nos parents spoliés ?".

En France, 1 million de personnes sont sous la protection de la justice.  Des personnes âgées, mais aussi des jeunes, des victimes de la maladie d’Alzheimer, des handicapés…
Chaque année, 100 000 nouvelles personnes viennent s’ajouter à ces « protégés ».
Nous pourrions tous nous retrouver un jour à leur place.
Protégés ? Beaucoup ont la sensation de ne pas bien l’être.
Un peu partout, certaines de ces personnes fragiles sont victimes de tuteurs qui détournent de l’argent…

Quelques-uns de ces tuteurs finissent en prison, mais rarement.
En effet pour réaliser les contrôles prévus par la loi, la justice ne dispose que de 80 juges et de 120 greffiers à temps plein (ce qui veut dire 5 000 dossiers à contrôler chaque année par une seule personne !).
Deux ans d’enquête nous ont permis de montrer l’un des plus importants scandales de notre société.
Nous avons suivi plusieurs protégés confrontés à des manœuvres incompréhensibles de leurs tuteurs, d’autres qui n’ont aucune raison d’être placées sous tutelle et dont les biens sont menacés d’être vendus ou saisis.


Ce documentaire sera suivi d'un post-scriptum présenté par Samuel Etienne.

Crédit photo : Charlotte Schousboe / France 3


Related Posts with Thumbnails

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Pierre 12/06/2011 12:25



Etant donné que le reportage dénonce le services madataires, je ne comprends pas pourquoi la journaliste, qui connait le sujet sur le bout de ses doigts, n'a pas parlé du mandat de protection
future, qui est né dans la réforme de 2009, et qui permet à chacun de désigner une personne de son choix ainsi que le contenu du mandat, pour le jour où nos propres facultés seraient altérées ?
Peut-être que la journaliste ne maitrisait pas très bien son sujet pour faire une telle impasse !!........ Mais alors quid du contenu de son reportage ?



Pierre 12/06/2011 12:14



L'émission a été uniquement à charge contre les délégués mandataires judiciaires. Sachez que dans la très grande majorité des cas, les mesures sont très correctement exercées (cela n'a même pas
effleuré l'esprit critique de la journaliste). Ce métier de délégué mandataire judiciaire n'est pas un métier facile, et lorsque l'on obtient de bons résultats, nous ne trouvons personne pour
nous féliciter ou nous encourager ; c'est un métier ingrat. Par contre, il est tellement plus facile de montrer du doigt un échec dans la vie de la mesure... Cette émission manque d'ethique : on
y trouve beaucoup d'affirmations, aucun esprit critique ou d'une recherche de la vérité. Les exemples vus dans le reportage, à la marge de ce qu'il se passe réellement dans la vie du plus grand
nombre des mesures, ne démontrent rien du tout. Un médecin, un notaire, un juge, une déléguée mandataire, une directrice de service, qui ne veulent pas parler du contenu de la mesure de Mme X
sont assimilés par la journaliste à des gens à mettre dans le même sac : ils ne veulent pas parler, donc c'est douteux ; ils se cachent tous derrière le secret professionnel. Mais a-t-elle à un
seul moment défini ce qu'est le secret professionnel et quels étaient ses contours ? Non. Elle s'est contentée d'alimenter une paranoïa et clamer une vérité qui n'existe pas. Aimeriez-vous, si
vous étiez devant une caméra, que la journaliste interroge votre médecin ou votre banquier à votre sujet ? Evidemment, ils se tairaient en invoquant le secret professionnel, et tout le monde
trouverait cela normal. Mais il semble que la journaliste pense qu'on peut agir différemment quand on est sous mesure de protection : la journaliste aurait voulu publier le contenu du dossier,
qui reste pourtant bien entendu confidentiel... Par le silence des professionnels, la journaliste semble vouloir démontrer et faire gober que le monde de la tutelle serait rempli de voleurs ! La
journaliste n'a même pas creusé pour comprendre pourquoi il pouvait exister des problèmes (exemple : peut-être existait-il un conflit d'intérêts entre cette dame qui disait travailler aux impôts
et la personne qu'elle aurait souhaité protéger. En cas de conflit d'intérêts, le juge ne peut pas lui confier la mesure. Mais on n'en sait rien. On sait juste que cette dame affirmait que ce
n'était pas normal qu'elle n'ait pas eu la mesure.... Bref, pour chaque cas, on n'a que la parole des majeurs protégés ou leur entourage qui ne comprennent pas très bien l'identification de leurs
problèmes. La journaliste n'explique pas non plus quelles sont les difficultés, confrontée elle-même à ses propres difficultés de compréhension. Interroger une déléguée mandataire remplaçante qui
ne connaît pas encore le dossier, ce n'est pas très honnête intellectuellement ; bien sûr, ça vient super bien alimenter tout le discours sur des services incompétants, des magouilleurs, etc. Se
servir des paroles de la déléguée ramplaçante ("je ne connais pas encore le dossier") pour prouver aux téléspectateurs qu'on se situe bien dans de l'obscurantisme. Imaginez les majeurs protégés
qui suivent cette émission : cela provoque forcément de la violence sur le terrain. Nous allons avoir un gros travail sur le terrain pour replacer la confiance là où elle était avant cette
mauvaise émission. et d'expliquer aux majeurs protégés que cette émission n'a traité que de situations anormales et marginales. Vous voudrez bien remercier la "journaliste" pour sa démonstration.
Mais nous n'avions pas besoin d'elle.....



vigot 02/06/2011 22:30



Cet excellent reportage se conclut sur un constat d'impuissance qui reflète le désarroi des familles spoliées.


Mes deux parents ayant été mis sous curatelle en 2007 et admis en maison de retraite PRIVEE à mon insu , j'ai pu constater le rôle des politiciens : ils trouvent chez les adultes dépendants ou
déclarés comme tels un réservoir d'ARGENT et un réservoir de VOIX.


Le juge des tutelles a prétendu qu'il n'avait pas mon adresse (40 ans dans la même ville) puis qu'il ignorait mon existence!!!alors que j'aidais mes parents au maintien à domicile.


On ponctionne la retraite des parents puis celle des enfants et de leurs conjoints.


Le système des tutelles est un réseau dont les entités se déclarent indépendantes alors qu'elles ont des intérêts convergents : Conseil Général , maison de retraite privée , juge des tutelles ,
curateurs ,avocats,notaires, décident du sort des parents sans en informer le seul enfant qui s'acquitte de l'obligation alimentaire.(nota : parents bénéficiaires de deux successions dont nous
n'avons plus de nouvelles)


En période électorale demandons aux candidats comment ils comptent assainir la gestion des tutelles puisque la dépendance est un argument récurrent de leur
campagne.



Souriez plus blanc 02/06/2011 14:35



Exagéré, partial, culture du pathos et du sensationnel propre à la télé ? Peut-être... Qui parmi nous pourrait mettre fin à la kyrielle d'hypothèses qui se
succèdent aussi sur d'autres forums ? "Il n'y a pas de fumée sans feu" pourrait-on penser... Ce serait évidemment prendre le risque de cautionner la calomnie à l'encontre de certains curateurs
intègres... Pour ma part, - et à la lumière du mini-débat qui a suivi le documentaire - je crois en la thèse du scandale de la spoliation. Scandale étouffé par des instances judiciaires qui
seraient dans l’incapacité de faire face et de remplir leur mission (contrôle de la gestion des organismes curateurs). Je salue l'équipe de journalistes, la réalisatrice, Alexandra Riguet, les
participants au débat et France 3, pour la conception et la diffusion de ce documentaire. Et, avec une pensée pour les victimes dont la force de caractère et le combat forcent le respect, je
demande ici et maintenant : QUE FAIRE ? Constater, compatir, condamner, s'indigner ou pleurer devant sa télé, d'accord ; Et puis ? On zappe ? De Montgolfier (je crois) soulignait que le problème
ne vient pas tant de la minorité des escrocs que de la multitude qui sait et qui ferme les yeux... Non assistance à personne en danger ? Crime dont tout témoin passif devient complice ?


Seulement voilà : ce reportage vient d’ouvrir les yeux des téléspectateurs... Mais au fond, nous, les téléspectateurs, que pouvons-nous faire ? Nous exprimer
ici, soit, voilà un pouvoir d’action bien dérisoire. 


Dans cette affaire de non assistance notoire à personne en danger, on dénonce un système dans lequel la victime est mise en danger par son «curateur» - qui
est censé prendre soin d’elle, la protéger !  Prise dans un engrenage administratif et juridique infernal, elle est broyée petit à petit par la machine - la machination ? Scénario
cauchemardesque digne des plus belles pages du Procès de Kafka... L’absurde serait-il devenu la logique de notre système républicain ? ... Au secours !


Une question essentielle se pose :  Dans notre système républicain, qui peut -  et DOIT - efficacement et résolument poursuivre cette enquête, aller
au fond des choses, pour, si les faits devaient être avérés, assainir la situation et mettre fin à une escroquerie organisée à l’échelle du  pays ? QUI PEUT ET DOIT AGIR ?


Autre question : pourquoi la Cour Européenne des Droits de l’Homme n’a-t-elle pas été saisie ?



Souriez plus blanc 02/06/2011 14:33



Exagéré, partial, culture du pathos et du sensationnel propre à la télé ? Peut-être... Qui parmi nous pourrait mettre fin à la kyrielle d'hypothèses qui se
succèdent ici ? "Il n'y a pas de fumée sans feu" pourrait-on penser... Ce serait évidemment prendre le risque de cautionner la calomnie à l'encontre de certains curateurs intègres... Pour ma
part, - et à la lumière du mini-débat qui a suivi le documentaire - je crois en la thèse du scandale de la spoliation. Scandale étouffé par des instances judiciaires qui seraient dans
l’incapacité de faire face et de remplir leur mission (contrôle de la gestion des organismes curateurs). Je salue l'équipe de journalistes, la réalisatrice, Alexandra Riguet, les participants au
débat et France 3, pour la conception et la diffusion de ce documentaire. Et, avec une pensée pour les victimes dont la force de caractère et le combat forcent le respect, je demande ici et
maintenant : QUE FAIRE ? Constater, compatir, condamner, s'indigner ou pleurer devant sa télé, d'accord ; Et puis ? On zappe ? De Montgolfier (je crois) soulignait que le problème ne vient pas
tant de la minorité des escrocs que de la multitude qui sait et qui ferme les yeux... Non assistance à personne en danger ? Crime dont tout témoin passif devient complice ?


Seulement voilà : ce reportage vient d’ouvrir les yeux des téléspectateurs... Mais au fond, nous, les téléspectateurs, que pouvons-nous faire ? Nous exprimer
ici, soit, voilà un pouvoir d’action bien dérisoire. 


Dans cette affaire de non assistance notoire à personne en danger, on dénonce un système dans lequel la victime est mise en danger par son «curateur» - qui
est censé prendre soin d’elle, la protéger !  Prise dans un engrenage administratif et juridique infernal, elle est broyée petit à petit par la machine - la machination ? Scénario
cauchemardesque digne des plus belles pages du Procès de Kafka... L’absurde serait-il devenu la logique de notre système républicain ? ... Au secours !


Une question essentielle se pose :  Dans notre système républicain, qui peut -  et DOIT - efficacement et résolument poursuivre cette enquête, aller
au fond des choses, pour, si les faits devaient être avérés, assainir la situation et mettre fin à une escroquerie organisée à l’échelle du  pays ? QUI PEUT ET DOIT AGIR ?


Autre question : pourquoi la Cour Européenne des Droits de l’Homme n’a-t-elle pas été saisie ?



reine 02/06/2011 14:21



SCANDALEUX


Comme d'habitude le travail social est mis à mal; toujours à ne montrer que le mauvais côté de la barrière. mais la REALITE  est totalement dans cette emission mise de côté. la réforme de
2007 prévoit davantage la protection des personnes, la protection des personnes contre également leur famille qui les spolie. interroger des tuteurs, ouvrez les yeux sur leur dur travail, sur la
réallité du terrain. par pitié, arretez de généraliser et de ne remarquer que les mauvvais aspêcts dans le travail social.


De 60 à 200 dossiers par délégué, une réforme qui augmente notre charge de travail administrative au détriment de l'aspect humain. nous restons malgré tout des êtres humains face à d'autres êtres
humains que nous considérons à 500%.


nous sommes dans une société qui préviligie de plus en plus la production, or dans le social nous ne faisons pas de production, nous travaillons avec de l'humain.


a quand une émission contradictooire, sur le terrain, dans la réalité??!!!!!!!!!!!!!!!!!



jean 02/06/2011 10:42



tres belle emision mais il faudrai punir toutes les crapules qui vole les pauvres gens



sylvie evin 02/06/2011 09:20



ma soeur sous curatelle UDAF voulut resister. Sa curatrice lui fit envoyer un psychiatre qui lui dit seulement le jug viendra vous voir. C etait sans doute pour la faire placer sous tutelle
(ma soeur n aurait plu eu de decision a prendre) Ignoble monde des fins de droits



sylvie evin 02/06/2011 09:12



ma soeur atteint d une SEP et reconnue saine d esprit fut placee sous curatelle d etat renforcee contre son gre (recours etc). Debut des vexations, de son non-droit, ouverture de force
de comptes au credit Agricole. Impossible de l en sortir. Ma soeur n avait plus le gout de vivre, elle est decedee en aout dernier. J ai la forte impression que les curatelles d etat font
economiser les proteges pour qu ils paient un jour une possible entree en  maison de retraite ou autres  



claude 02/06/2011 09:07



Bravo, exellent reportage, qui traduit bien l'opacité de ce que l'on apelle la justice.


Mon frère a fait placer ma mère dans ce milieu, et je me pose beaucoup de question. Cordialment.



delmotte 02/06/2011 09:06



J'en suis encore stupéfaite  et dire que demain ce sera peut être nous ?? Il faut réagir ! BRAVO pour votre reportage qui m'est en évidence la malhonnêteté de ces associations sur des
personnes vulnérables. Le cas de Mme MONNARD m'a effondré ce qui ne doit pas être le cas de sa tutrice "responsable".



coulon 02/06/2011 00:06



Bravo pour cette enquête! Très bien menée, dans le concret sans trop de pathos.


Merci de mettre en lumière les aberrations de notre fonctionnement institutionnel, politique, juridique... 


cette vérité est difficile, elle nous saute à la figure mais au moins elle nous pousse à nous interroger une fois de plus : 


Jusqu'à quand va-t-on continuer de subir? D'où peut venir le changement?



anonyme 01/06/2011 22:33



Bravo pour ce reportage très émouvant et pour cette enquête bien menée mettant en lumière tous les disfonctionnements. Quel manque de respect envers les personnes qu'on est censé protéger et
quelle absence de prise en compte de leur volonté et de leur bien être. Je suis choquée par de tels agissements de la part des tuteurs !



S.Vial 01/06/2011 22:26



Je trouve tout cela absolument scandaleux. Comment se fait-il qu'ils aient tout pouvoir, qu'ils aient cette dangereuse puissance. Sont-ils en dehors de tout contrôle. Et surtout sont-ils en
dehors de toute loi et de toute sanction?



A.rahmani 01/06/2011 22:11



C'est édifiant ! Une tutelle est faite pour protéger des personnes vulnérables, or souvent il n'en est rien. Elles sont englouties dans un système qui les engloutit. C'est scandaleux, mesures de
protection, tu parles! Il faudrait que les juges soient plus vigilants et méfiants. Et avec la durée de vie qui se prolonge, les abus ne sont pas prêts de finir...



maleon 01/06/2011 22:08



un superbe reportage.Bon nombre se retranche derriere le secret professionelle.Est ce  cela la justice francaise????Ecoueurement  de cette justice et tristesse profonde pour ces
personnes..merci pourtant aux journalistes encore meilleurs enqueteur qui devoilent toutes ces malversations..



Lebret 01/06/2011 21:51



Et bien moi, je suis scandalisé de ce reportage qui est carrement à charge.


Lamentable !!!!



VANHOVE ANNE SOPHIE 01/06/2011 21:28



J e suis SCANDALISEE par ce que je vois et entends - Le cas de Mme MONNIER  est abbérant - c'est écoeurant - il faut se mobiliser - ce document ouvre les yeux grands sur ces
dysfonctionnements CHOQUANTS - Ne rien faire c'est valider - dans mon travail je me suis déjà posé des questions, mais là j'ai les réponses - c'est à pleurer - c'est plus que du VOl - pire 
QUELLE HONTE  degueulasse....