
Demain samedi à 23h30, France 3 proposera un
film de 52 minutes intitulé "
Garde à vue".
Le 1er d'une série de trois émissions présentée par Karine Duchochois, une des victimes de l’erreur judiciaire d’Outreau.
Le nombre de gardes à vue explose. Il y en avait un peu plus de 300 000 en 2002, contre près de 600 000 qu’on dénombre aujourd’hui officiellement. Un chiffre qui ne tient pas compte des 200 à 250
000 gardes à vue pour délits routiers. Alors que les autorités politiques, le premier ministre en tête, commencent à admettre publiquement qu’ « il y a trop de gardes à vue ».
Dans ce premier numéro de «
J’en fais mon affaire», Karine Duchochois - victime de l’erreur judiciaire d’Outreau - devenue journaliste depuis cette terrible affaire, accompagnée par deux
reporters-enquêteurs, Anne-Sophie Martin et Matthieu Aron, sont partis à la rencontre des « gardés à vue » des années 2000.
Cette retenue policière n’est plus en effet réservée aux braqueurs, aux meurtriers, aux grands délinquants. Elle concerne aussi bien souvent des français ordinaires. Des « monsieur ou madame tout
le monde » qui pour une broutille ou un simple mot de trop vis-à-vis des forces de l’ordre ont été fouillés, mis à nu, menottés et placés en cellule. Tous dénoncent des gardes à vues indignes et
humiliantes. Beaucoup en sortent traumatisés.
L’équipe de « J’en fais mon affaire » a également enquêté auprès des acteurs de terrains : policiers, magistrats, avocats. Ces professionnels décrivent des lois inadaptées, une folle course aux
chiffres et un système sans réel contrôle. Si aujourd’hui la machine policière et judiciaire s’est emballée, personne ne sait comment l’arrêter.
Crédit photo : France 3 / DR.